En concoctant Odysséo, le directeur artistique de Cavalia, Normand Latourelle, n’a pas hésité à voir encore plus grand que la première fois. Ce coup-ci, 70 chevaux et 53 artistes (acrobates et musiciens) se partageront les 2 500 mètres carrés sur lesquels s’étend la scène, deux fois plus grande que pour Cavalia.
C’est qu’il fallait faire évoluer le spectacle, explique Normand Latourelle. «Le premier était basé sur la rencontre entre l’homme et le cheval, rappelle-t-il. Cette fois, il s’agit d’un voyage dans l’imaginaire.»
La mise en scène de Wayne Fowkes et la scénographie de Guillaume Lord font passer le public d’un univers à un autre, ont pu constater mercredi les journalistes à qui on a dévoilé quelques extraits. Le spectacle s’ouvre dans un décor évoquant une vaste colline – «une reproduction de la vue de mon chalet à Sutton!» lance M. Latourelle – pour ensuite se transporter dans une savane africaine, et enfin, dans un décor nordique. «C’est comme feuilleter les pages d’un National Geographic», compare le directeur artistique.
Laval s’est avéré le choix tout indiqué pour ériger le nouveau chapiteau, d’abord pour des raisons logistiques – un grand terrain était nécessaire –, mais aussi en raison de l’affection particulière que M. Latourelle porte à cette ville. «J’ai grandi ici, alors mon cœur est ici, dit-il. Et je crois que, de nos jours, Laval est rendu presque plus facile d’accès que Montréal!»
Bêtes de cirque
De moins en moins de troupes circassiennes utilisent les animaux dans leurs spectacles, et «elles ont raison», n’hésite pas à affirmer Normand Latourelle.
«Je ne travaillerais pas avec d’autres animaux que les chevaux, comme des éléphants ou des tigres, soutient-il. Mais les chevaux avec lesquels on travaille appartiennent à des races créées par l’homme, donc facilement domesticables. Ils sont un peu comme des chiens, seulement un peu trop gros pour dormir au pied de notre lit!»
Dans ce nouveau spectacle, les chevaux sont appelés à exécuter deux ou trois disciplines différentes, au lieu d’une seule comme dans le premier. «On s’est rendu compte qu’ils s’ennuient moins et sont plus motivés! dit M. Latourelle. Ils sont comme nous, au fond!»
Odysséo
Chapiteau de Cavalia (Laval)
Du 11 au 23 octobre