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Arcade Fire: une soirée magique place des Festivals

Le métier de journaliste peut parfois être bien frustrant. On en a fait l’expérience jeudi, alors que, heure de tombée oblige, on a dû s’extirper de peine et de misère de l’ambiance absolument magique qui régnait sur la place des Festivals avant la fin du spectacle d’Arcade?Fire. On se remémorait alors tous les succès qu’on n’avait pas encore entendus, tendant l’oreille pour en attraper des bribes alors qu’on se dirigeait vers le bureau.

Vous l’aurez deviné : comme à son habitude, l’excellente formation menée par Win Butler n’a pas déçu les 75 000 personnes réunies pour assister à son concert gratuit, bien au contraire. Même la tempé­rature clémente semblait s’être mise de la partie pour rendre la soirée parfaite.

Dès les premières notes d’un fort à propos Ready to Start – car «prêt à commencer», le groupe l’était, il n’y a pas de doute –, le sol a commencé à vibrer sous les tapements de pied du public conquis.

S’en est suivi toute une série de hits – Keep the Car Running, No Cars Go, Haiti, Modern Man, pour ne nom­mer que ceux-là – sans interruption : on ne pouvait faire autrement que de s’extasier chaque fois que l’une d’elles commençait, chantant en chœur avec le reste de la foule.

Et il régnait un véritable esprit de communion dans l’assemblée : il faut dire que la formation montréalaise n’a pas son pareil pour composer des hymnes aux mé­lodies accrocheuses que tout un chacun peut entonner avec eux. Comme c’est le cas dans la plupart de leurs spectacles, c’est lors­que Wake Up a débuté que la communion a atteint son paroxysme.

Au cours du spectacle, Regine?Chassagne et Win Butler ont fait plusieurs al­lusions à Haïti – le pays d’origine de la chanteuse –, soulignant à quel point Montréal était «connecté» à la perle des Antilles et aidait énormément à la reconstruction de celle-ci.

Parlant de Montréal, Butler a également lancé : «On a eu un groupe anglophone, un groupe francophone, et un DJ… Je me sens vraiment comme à la maison, c’est une nuit parfaite!» On n’aurait pas mieux dit, et on les aurait écoutés toute la nuit.

Kid Koala & Karkwa : des gâteries en entrée
Question «première partie», le public a été particulièrement gâté jeudi : tout d’abord, le DJ?canadien Kid Koala – arborant le costume dudit animal – a offert une prestation enjouée et absolument déli­cieu se, à la hauteur de nos attentes. Trente minutes électrisantes qui ont réchauffé la foule dans le temps de le dire.

En grande forme, les gars de Karkwa ont pour leur part interprété huit de leurs excellentes chansons, tout à fait dans le ton de la soirée. Louis-Jean Cormier et sa bande – qui assuraient «la partie francophone de la soirée» – ont donné une performance à ce point satisfaisante qu’on aurait presque pu repartir repus après ces 45 minutes…

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