Bien qu’incarnant un cascadeur travaillant au noir comme chauffeur pour des malfrats dans Drive (Sang-froid), Ryan Gosling dit ne pas avoir passé tant de temps que ça derrière un volant durant le tournage. «Je me rendais en voiture sur le plateau, puis je reprenais mon auto pour rentrer», blague-t-il.
Puis, plus sérieusement : «J’ai fréquenté une école de conduite, et j’ai joué la plupart des scène où on me voit au volant. Par contre, tout ce qu’il y avait de plus amusant, je ne l’ai pas fait. Mais ç’a été l’une des meilleures préparations de ma carrière : je n’avais qu’à me présenter dans un grand stationnement, à monter dans une Camaro rutilante ou une Mustang toute neuve et à conduire ces bolides comme un fou jusqu’à ce que les pneus fument ou que les voitures ne fonctionnent plus. Alors, on rentrait chez nous, les bolides étaient remorqués et on nous rappelait quand tout était réparé.»
Drive a été l’occasion pour Gosling de découvrir qu’il avait de grandes affinités avec le réalisateur Nicolas Winding Refn. «Nous voulions faire un film violent à la John Hughes et je crois que nous avons réussi», déclare l’acteur.
Drive n’aurait jamais vu le jour si le groupe REO Speedwagon n’avait pas joué à la radio une nuit où l’acteur et le réalisateur discutaient de ce projet en roulant en voiture. «Quelque chose s’est passé à ce moment-là. Nicolas et moi partagions le même rêve et durant tout le film nous avons tenté de comprendre comment ce rêve pouvait se traduire à l’écran.»
Le rêve partagé par Gosling et Winding Refn semble avoir donné lieu à une expérience emballante, puisque le comédien et le réalisateur ont déjà d’autres projets communs. Ils planchent notamment sur un remake de Logan’s Run (L’âge de cristal) – auquel se sont déjà attaqués d’autres réalisateurs, dont Bryan Singer. Et ils devraient bientôt tourner un long métrage sur la boxe thaïe. Ah bon?
«Je vais bientôt commencer à me battre. Le tournage débute en janvier, rapporte Gosling. Je ne connais pas encore le titre du film. Mais c’est ce qui est amusant avec Nicolas. On découvre les choses petit à petit. Il aime d’ailleurs tourner de façon chronologique; le récit se développe ainsi naturellement.»
Drive obtenant de bonnes critiques, des discussions sur une éventuelle suite ont déjà eu lieu – même si cela a tout d’abord été évoqué à la blague.
«Nous rigolions – mais peut-être pas non plus – en disant que la suite serait un antépisode intitulé Drive 2 dans lequel il y aurait non pas un, mais deux chauffeurs», explique-t-il. Et évidemment, comme pour le premier film, une suite de Drive devrait trouver son point de départ ailleurs, ajoute Gosling.
«Mais j’ai entendu dire que James Sallis [l’auteur du roman dont Drive est l’adaptation] était en train d’écrire une sorte de suite, et donc, je crois que nous devrons lui accorder la priorité», dit-il.
Coupé au montage
Étant l’un des producteurs de Drive, Ryan Gosling a joué un rôle important au cours du montage du film – ce qui a impliqué la prise de décisions difficiles avec le réalisateur Nicolas Winding Refn.
«La scène qu’il a été le plus difficile de couper est celle où Albert Brooks étrangle un type jusqu’à ce que celui-ci s’évanouisse. C’était incroyable, se souvient Gosling. J’ai parlé à Albert ce soir-là et je lui ai demandé comment s’était déroulé le tournage de la scène. Il m’a répondu : « Ah… En fait, le gars est tombé dans les pommes. Je l’ai un peu trop étranglé. Est-ce que c’est mauvais? » Sur la prise, vous pouvez voir les yeux du type rouler dans leur orbite et devenir blancs, puis il tombe à terre. Tout le monde croyait qu’il jouait, mais ce n’était pas le cas.»
Drive
En salle dès vendredi