Culture

Le fascinant labo de Marie-Jo

Marie-Jo Thério a clôturé le FME sur une note expérimentale dimanche à l’Agora des arts de Rouyn-Noranda. Devant un public fort attentif, la célèbre Acadienne a interprété les chansons de son premier opus en anglais, Chasing Lydie, dans une formule laboratoire.

L’auteure-compositrice et ses musiciens invités (le violoniste Josh Zubot, le batteur Isaiah Ceccarrelli et le bassiste/violoncelliste Frédéric Boudreault) tenaient visiblement à respecter la thématique de la soirée: ils sont d’ailleurs sortis des coulisses aux environs de 22h30 vêtus de longs sarraus blancs. «On n’est pas habillés en médecins; on est habillés en chercheurs», a rigolé la chanteuse avant de s’installer au piano et d’ouvrir les portes de ce Lydie Lab.

Marie-Jo Thério a présenté ce work in progress avec toute l’intensité et la fougue qu’on lui connaît. Oublions les quelques pépins techniques qui ont miné les premières minutes de la représentation – et les quelques jams où on avait l’impression d’assister à la création d’effets sonores pour un film d’animation. De cette performance, nous retiendrons les grands moments d’émotion, ceux où la chanteuse déployait sa majestueuse voix au-dessus des tourbillons phoniques créés par ses nouveaux complices (mouvements dont elle était l’instigatrice, bien entendu).

Le groupe a trinqué avec les festivaliers avant de quitter les planches. Santé, Marie-Jo! Et vivement tes prochaines répétitions publiques! (Lesquelles auront lieu le 24 septembre à la Fédération ukrainienne de Montréal.)


Le Québec et la France

Marie-Jo n’était pas la seule tête d’affiche de cette soirée de clôture. En lever de rideau, les spectateurs ont reçu la visite du finaliste des dernières Francouvertes, Karim Ouellet.

Le jeune homme de Québec a beau affectionner les sonorités hip-hop au sein du collectif Movèzerbe, en solo, il privilégie les titres pop à saveur reggae et les grooves d’inspiration soul. Malheureusement, c’est du côté des textes que la sauce se gâte. D’une simplicité déconcertante, les paroles du chanteur et guitariste paraissent plutôt beiges à côté des musiques colorés qu’il propose.

Pris en sandwich entre Ouellet et Thério, le Français François Audrain est parvenu à charmer une bonne partie de l’auditoire grâce à une poésie sensible, une interprétation mi parlée mi chantée, une mise en scène soignée (magnifiques projections vidéos) et des mélodies romantiques aux accents électroniques.

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