L’industrie audiovisuelle québécoise a retrouvé son élan en 2024-2025, avec une valeur de production de 2,98 milliards de dollars, en hausse de 5% par rapport à l’année précédente. C’est ce que révèle l’édition 2026 du Profil de l’industrie audiovisuelle au Québec, publié aujourd’hui par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).
La progression de l’industrie est largement attribuable à la production étrangère et aux services de production, dont la valeur a bondi de 10% pour atteindre 1,68 milliard de dollars. Ce segment représente désormais 56% de l’ensemble de la valeur de l’industrie, contre 54% l’année précédente.
Ce rebond fait suite à une année difficile marquée par les répercussions des grèves des scénaristes (WGA) et des acteurs (SAG-AFTRA) aux États-Unis. Ces grèves avaient paralysé une large part de l’industrie en 2023, ce qui a réduit le nombre de tournages de films hollywoodiens au Québec.
Fait notable: cette croissance en valeur s’est accompagnée d’une diminution du nombre de projets réalisés, passant de 188 à 164 productions (−13%). C’est la valeur moyenne des projets qui augmente.
Le cinéma québécois en nette progression
La production cinématographique québécoise connaît également un fort rebond, avec une valeur de 200 millions de dollars, en hausse de 30% par rapport aux 154 millions de dollars enregistrés en 2023-2024. Cette progression s’explique principalement par une augmentation de 42% du nombre de longs métrages, qui passe de 60 à 85 productions.
La fiction se distingue particulièrement, avec 38 œuvres réalisées. Cela représente une croissance de 19% par rapport à l’année précédente, pour une valeur totale de 167 millions de dollars (+28 %). Le documentaire connaît quant à lui une véritable effervescence. Avec 47 productions contre 28 l’année précédente, ce secteur représente des dépenses de 33 millions de dollars (+38%).
La télévision indépendante toujours sous pression
En revanche, la production télévisuelle indépendante québécoise poursuit son repli pour une deuxième année consécutive. Sa valeur s’établit à 750 millions de dollars en 2024-2025, en recul de 8% par rapport aux 818 millions de dollars enregistrés en 2023-2024.
La baisse est principalement imputable à la fiction, aux variétés et aux magazines en français. La valeur combinée de ces types de productions recule de 6% pour s’établir à 508 millions de dollars. Ce qui représente tout de même 68% de l’ensemble de la production télévisuelle indépendante.
La diffusion en ligne résiste
Du côté numérique, la valeur des productions destinées à la diffusion en ligne a progressé de 3% pour atteindre 35 millions de dollars, et ce, malgré une réduction de 13% du nombre de productions. La hausse des coûts moyens par production expliquerait en grande partie cette progression, notamment pour les émissions uniques et les miniséries, dont le coût moyen est passé de 1,3 à 2,2 millions de dollars (+71%).
Consultez le Profil de l’industrie audiovisuelle au Québec:
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