Après six mois de silence, Mariloup Wolfe a affirmé, dimanche, à Tout le monde en parle (TLMEP) que la voie légale était la seule avenue qu’elle considérait pour se défendre contre l’intimidation et les propos mysogines. «La voie légale, c’est la seule que j’ai. Je veux rétablir ma dignité. [Je poursuis Gab Roy] au nom de l’intimidation, de la dignité humaine. C’est pour toutes les femmes, tous les textes hargneux contre les femmes», a-t-elle insisté.
C’était la première fois que l’actrice commentait la saga entourant la publication du fameux billet du controversé humoriste et blogueur Gab Roy dans lequel il décrivait de façon explicite les actes sexuels qu’il lui ferait subir.
Pourquoi avoir attendu six mois avant de poursuivre (pour 300 000$) Gab Roy, lui a demandé Guy A. Lepage, l’animateur de l’émission diffusée à Radio-Canada? «Ce n’est pas simple comme décision de poursuivre quelqu’un. Je ne pensais pas devoir faire ça. Ça m’a pris du temps à réaliser combien j’étais affectée par ce texte-là. J’avais juste envie d’oublier cet événement-là», a-t-elle confié.
Gab Roy s’était excusé après la publication de son texte et il avait réitéré ses excuses lors de son passage à TLMEP en décembre dernier. Mariloup Wolfe a admis avoir été fâchée par l’invitation de Gab Roy à l’émission: «Je ne voulais pas qu’on lui donne une tribune. C’est facile de publier sur l’internet. On s’excuse et ça finit là?»
Elle se désole du fait que le texte ne disparaîtra jamais vraiment de la Toile, car il a été repris à maintes reprises. «Je suis comme en mariage forcé avec Gab Roy pour le reste de ma vie», a-t-elle illustré.
Lorsque Guy A. Lepage l’a interrogée sur les rumeurs de séparation entre elle et Guillaume Lemay-Thivierge à l’automne dernier, elle a admis avoir passé une période difficile comme n’importe quel couple. C’est d’ailleurs cette rumeur, qui a été publiée dans le Journal de Montréal, qui a alimenté l’imagination de Gab Roy. L’actrice a déploré «le manque de rigueur journalistique du Journal» qui a publié une nouvelle erronée qui a fait «boule de neige».
Questionnée sur ses impressions entourant les déboires récents de Gab Roy (NDRL: il a été viré du Voir et plusieurs de ses spectacles ont été annulés), elle répond que ça ne la concerne pas. «Il est responsable de ses actes. Ce n’est pas de ma faute. Son [congédiement] à Voir, c’est arrivé avant ma poursuite.»
Elle avoue toutefois ne pas approuver le lynchage public dont Gab Roy a été victime dernièrement. «Je n’aimerais pas être dans sa peau présentement. Il devient une victime. Je ne suis pas d’accord au lynchage public dont il fait l’objet dans les médias.»
