Émilie Lévesque lance son premier disque, Le goût du bonheur, une œuvre «très personnelle!» Entretien.
Sur son premier opus comme en entrevue, Émilie Lévesque se révèle être un véritable petit rayon de soleil. «Quand on fait un premier album, on n’a pas nécessairement un livre qui nous dit « Voilà, pour la première étape, vous faites ceci, puis pour la seconde, vous faites cela », explique-t-elle en riant. Il faut vraiment avancer par essais et erreurs et, avec le temps, on sait mieux où on s’en va!»
Maintenant que son tout premier effort, Le goût du bonheur, est paru sous étiquette Musicor, Émilie serait-elle capable de l’écrire, ce livre expliquant comment il faut procéder? «Mmm… je ne pense pas! Avant de faire un premier album, je n’avais aucune idée de ce que cela impliquait comme investissement, mais je me suis vite rendu compte que c’était un procédé ultra personnel. J’ai dû m’interroger un peu : qui suis-je, qu’est-ce que j’ai le goût que les gens retiennent de mes chansons, à qui est-ce que je m’adresse?
Disons que ce ne sont pas des questions auxquelles on trouve une réponse en trente secondes!» rigole-t-elle. Et maintenant? L’ex-Star-Académicienne en a-t-elle trouvé, des réponses? «Un peu! Il y a des côtés de moi que j’ai découverts et d’autres que je connaissais déjà très bien, mais que j’ai finalement dû révéler au public!» s’esclaffe-t-elle.
Souhaitant rendre à César ce qui lui appartient, la jeune femme originaire de Saint-Malo, dans les Cantons-de-l’Est, souligne également qu’elle a «été super bien entourée» pour cet album. «Mon réalisateur, Guy Tourville, est devenu un allié très important. Il a su déterminer, selon ce que je disais et qui j’étais, l’univers musical qui me correspondait.» Pour ce qui est des textes, l’interprète les a choisis «avec grand soin» afin qu’ils reflètent réellement sa façon de penser.
«On a écouté une centaine de chansons avant de décider lesquelles se retrouveraient sur le disque», dit-elle. Alexandre Poulain, «qui écrit magnifiquement bien!», en signe deux. Émilie elle-même cosigne la pièce d’ouverture, Pourquoi m’aimes-tu déjà? «C’est un peu de l’autodérision, celle-là. J’y ai sorti tous mes travers», confie-t-elle. Pour finir, la demoiselle nous révèle le secret de son bonheur : «Toujours faire confiance à la vie! Jusqu’à présent, ça m’a très bien servie…»
Émilie Lévesque
Le goût du bonheur
Dans les bacs