Culture

Théâtre: un Août sans chaleur

La nouvelle mouture de la pièce Août – Un repas à la campagne de Jean Marc Dalpé, présentée au Théâtre Jean-Duceppe huit ans après son accueil chaleureux à la Licorne, laisse plutôt froid.

Peut-être est-ce parce que la vaste salle se prête mal à cette pièce dont l’atmosphère se veut étouffante. Parce que l’ensemble est si anachronique – des costumes et des coiffures qui semblent sortis des années 1950, mais avec des cellulaires et des ordinateurs – que le public a de la difficulté à se situer.

Parce que cela prend plus de la moitié de la pièce avant que la tension monte et que les dialogues cessent d’être insignifiants.

Parce qu’on a de la difficulté, en tant que Mont­réalais de 2014, à se rattacher à la réalité d’une famille dont les valeurs semblent ancrées dans une autre époque. Peut-être.

Toujours est-il que, malgré une distribution impressionnante, certains échanges savoureux, des personnages complexes et une finale troublante, cette histoire d’une famille rurale en perte de repères prend les allures d’une anecdote.


Août – Un repas à la campagne
Au Théâtre Jean-Duceppe
Jusqu’au 6 décembre

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