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Kombucha, vivant et effervescent

Kombucha. Voilà un nom à retenir, puisque ce produit pourrait bientôt faire parler de lui. Le kombucha est un thé infusé auquel on ajoute des levures et des bactéries avant de le laisser fermenter. Consommée en Orient, notamment en Chine et en Russie, depuis plus de 2000 ans, cette boisson a ensuite été récupérée par le mouvement hippie dans les années 1970, puis par les granos californiens à la fin du XXe siècle. Réputé pour ses propriétés antioxydantes, ce thé fermenté renforcerait le système immunitaire, en plus d’être tonique et d’équilibrer la flore intestinale. Toutes ses vertus n’ont toutefois pas été prouvées scientifiquement.

Au Québec, c’est la compagnie Crudessence qui a été la première à mettre ce produit sur les tablettes il y a sept ans. «Depuis ce temps, la vente de bouteilles a doublé chaque année», affirme Simon Bertrand, président de Crudessence Kombucha, compagnie sœur et indépendante de Crudessence.

Mais la petite entreprise montréalaise ne s’est pas contentée de produire du kombucha, elle l’a étudié et a travaillé pour élever le produit à un autre niveau. «Dès qu’on s’est lancés dans l’aventure du kombucha, on s’est dit que ça nous prenait un microbiologiste, confie M. Bertrand. On a fait des recherches sur les cultures pendant deux ans, et maintenant, on s’est associés à Kefiplant, une entreprise de biotechnologies. Elle a pu déposer un dossier à Santé Canada et ainsi nous obtenir un numéro de produit naturel.»

Le kombucha de Crudessence est donc la première boisson de ce type à être homologuée comme produit naturel.

Aujourd’hui, Crudessence Kombucha souhaite traverser les frontières du Québec et offrir sa boisson vivante et son expertise ailleurs. La semaine dernière, le kombucha de Crudessence est devenu Rise Kombucha. C’est le même produit, cru, biologique et équitable, mais dans un emballage différent. «On a voulu une image de marque épurée, plus canadienne, plus nord-américaine, moins francophile», explique le président.

Au Canada, seulement deux compagnies produisent du kombucha, et elles ne possèdent que 0,33% des parts du marché mondial. Crudessence Kombucha est la seule au Québec. Bien que ses produits se retrouvent déjà dans 500 points de vente au Canada, la compagnie souhaite élargir son marché aux pays et aux États-Unis. «Si j’ai un rêve pour ce produit-là, ce serait qu’il remplace les jus sucrés et les sodas, confie Simon Bertrand en vantant les mérites du kombucha. Si vous l’appréciez au goût et le trouvez désaltérant, vous savez qu’en plus c’est un investissement durable pour votre santé.»


Quelques faits sur cette boisson encore méconnue

Posologie. Comme il s’agit d’une boisson «fonctionnelle» aux vertus détoxifiantes, le kombucha doit être consommé avec parcimonie, un peu comme les yogourts probiotiques. Simon Bertrand conseille aux gens en forme de commencer par une bouteille par jour, et aux autres, de se contenter d’un tiers de bouteille ou d’une demi-bouteille.

Contre les «lendemains de veille». Le kombucha peut aussi se boire en cocktail durant les partys, à raison d’un verre ou deux, parce que c’est un détoxifiant. Lors du lancement de Rise, les organisateurs avaient mélangé le kombucha au gingembre à du rhum et celui à l’hibiscus à de la vodka. «L’acide gluconique aide à éliminer les toxines du foie, si bien que cet organe sera moins engorgé le lendemain», explique Simon Bertrand.

Kombucha maison.
Plusieurs personnes brassent elles-mêmes leur kombucha. Il suffit d’avoir du thé, du sucre, de l’eau, du kombucha (comme starter) et de la culture de kombucha (symbiote ou mère de kombucha). Dans certains cercles, il est d’usage de partager son symbiote avec ses proches pour qu’ils puissent démarrer leur propre kombucha. Une recette est disponible sur le site de Rise Kombucha.

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