Savez-vous qu’entre 2 et 3% de la population souffre d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC)? La compulsion, qu’elle se présente sous forme de comportement ou de rituel mental, vise à chasser une pensée obsessive qui provoque de l’anxiété. Marie-Ève Rouleau, psychologue, nous en apprend un peu plus.
Forces
- Nom : Marie-Ève Rouleau, psychologue
- Années d’expérience : 6
- Clinique : Institut universitaire en santé mentale de Montréal
Adopter un mode de vie sain ne guérit pas du TOC, mais peut atténuer, voire éliminer certains facteurs qui l’accentuent ou l’entretiennent. On parle principalement de réduire sa consommation de drogue et d’alcool, d’établir une bonne hygiène de sommeil et d’adopter de saines habitudes alimentaires.
Pour tous les troubles reliés à l’anxiété, on recommande fortement de pratiquer un exercice physique ou un sport de manière régulière, puisque cette pratique entraîne un bien-être général et favorise la santé mentale.
Pour mieux composer avec un TOC, il est souvent utile d’incorporer à sa routine une méthode de relaxation ou de méditation afin d’apprendre à calmer ses crises d’anxiété autrement que par un comportement compulsif. À cet égard, de nombreux cours sont offerts et peuvent faire une différence.
Les gens qui souffrent du TOC sont souvent les premiers à juger les manifestations de leur maladie et ressentent de la gêne ou de la honte à l’idée de se confier. Or, il est important de partager son vécu avec des personnes de confiance. Des groupes de soutien peuvent également contribuer à briser l’isolement. Il ne faut pas négliger cet aspect, puisque le TOC peut entraîner un état dépressif grave.
Si vous avez des pensées récurrentes qui entraînent de la détresse, que vous devez effectuer des rituels malgré vous, que cela prend plus d’une heure par jour ou par nuit, parlez-en à un médecin. Il évaluera s’il s’agit bien d’un TOC et pourra alors vous proposer un plan de traitement adapté à votre situation. Sachez que le plus tôt vous consulterez, mieux ce sera pour votre rétablissement.
