La faiblesse des taux d’intérêt et la stabilité du marché dynamisent le marché de l’immobilier résidentiel depuis le début de l’année, notamment pour les résidences peu chères.
C’est ce que montre le Rapport de Re/Max sur les premiers acheteurs, qui met en lumière les tendances et l’évolution du marché dans 19 grands centres au Canada. Cette tendance a dominé les marchés du Québec, surtout dans l’île de Montréal, où l’offre à l’entrée de gamme demeure limitée. Un peu plus de 30% des marchés rapportent des ventes excédant les niveaux de 2010, tandis que près de 70% ont connu une flambée de leur prix moyen.
«Les premiers acheteurs se hâtent de passer à l’action pendant que les conditions sont favorables. Ils sont un véritable moteur au Québec et dans tout le pays», affirme Sylvain Dansereau, vice-président directeur de Re/Max Québec. Les appartements en copropriété et les maisons de ville constituent un premier pas pour bon nombre de premiers acheteurs, en particulier sur l’île de Montréal, mais aussi à Vancouver, à Edmonton, à Calgary et dans le Grand Toronto, où les prix moyens n’ont cessé d’augmenter au cours des dernières années.
Cependant, au chapitre des finances, la majorité des nouveaux acheteurs demeurent très prudents. Ceux qui font le saut veillent à acheter selon leurs moyens. Ainsi, la demande est grandissante pour des logements au prix accessible.
Cela entraîne une reconfiguration du paysage immobilier au pays. Car, tirant les conséquences de cette tendance forte, les constructeurs cherchent à créer un plus vaste éventail de choix à l’intention des futurs acheteurs.
Au cours des dernières années, ils ont contribué à faciliter l’accession à la propriété en aménageant des copropriétés abritant de plus petits appartements ainsi que de petites subdivisions de lots coûtant moins cher que les propriétés unifamiliales traditionnelles.
Mais, l’envers de la médaille, c’est que l’abordabilité des habitations confère un second souffle à des quartiers défraîchis, ce qui en retour contribue à faire augmenter les prix.
Alors que les prix poursuivent leur ascension, les premiers acheteurs dépensent plus – certains y consentent par nécessité, mais d’autres ne peuvent tout simplement pas se le permettre.
Contrairement aux années passées, un plus grand pourcentage de premiers acheteurs est constitué de couples de diplômés collégiaux ou universitaires qui touchent deux salaires élevés. Ils dépensent près du prix moyen ou un peu plus pour s’offrir un meilleur emplacement ou une résidence plus grande.
Cela dit, les acheteurs au budget plus restreint peuvent quand même accéder à la propriété grâce aux choix qui s’offrent à eux dans presque tous les marchés du pays. Les marchés québécois n’y font pas exception, comme l’illustrenotamment la ville de Québec qui offre des prix abordables et attrayants.