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Montréal

Racisme au SPVM: le Sommet Jeunes Afro exige une enquête publique indépendante

Fady Dagher, directeur du Service de police de la Ville de Montréal.

Fady Dagher, directeur du Service de police de la Ville de Montréal.

Face aux récentes révélations concernant des comportements racistes au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le Sommet Jeunes Afro monte au créneau et réclame la mise sur pied d’une commission d’enquête publique, indépendante et approfondie, portant sur les pratiques du corps policier montréalais.

Sommet Jeunes Afro est un organisme voué au développement socioéconomique des jeunes des communautés noires.

Les demandes du Sommet Jeunes Afro font suite aux révélations récentes impliquant directement le SPVM et, plus particulièrement, le poste de quartier 39, situé dans l’arrondissement de Montréal-Nord. Une équipe de patrouilleurs a été démantelée à la suite de dénonciations de leurs propres collègues policiers. Les gestes allégués vont des interpellations abusives visant des personnes noires et arabes à la collection de dreadlocks coupés sur la tête de personnes interpellées.

Le Sommet Jeunes Afro insiste sur le caractère indépendant que devrait revêtir une telle commission, afin de garantir la crédibilité du processus et la confiance des communautés concernées envers ses conclusions.

Actuellement, l’enquête est menée par le Service des affaires internes du SPVM. Le ministre de la Sécurité intérieure a toutefois annoncé qu’il nommera un observateur indépendant.

La Ville de Montréal veut aussi se pencher sur la question devant la Commission de la sécurité publique. Toutefois, la rencontre publique de la Commission prévue le 22 juin a été reportée sine die.

Pour sa part, la mairesse Soraya Martinez Ferrada s’est dite ouverte à l’idée d’interdire les interpellations policières sans motif.

Une enquête étendue à travers le Québec

Au-delà du SPVM, le Sommet Jeunes Afro demande également que les investigations soient élargies à d’autres corps policiers de la province. L’organisme cible spécifiquement ceux qui ont déjà fait l’objet de jugements judiciaires liés au profilage racial, estimant que le problème dépasse les frontières d’un seul service de police.

Cette position reflète une préoccupation plus large quant aux pratiques systémiques de profilage racial au sein des institutions policières québécoises. Une réalité que dénoncent depuis longtemps de nombreux organismes communautaires œuvrant auprès des communautés noires et racisées, mais qui est niée par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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