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Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce

Côte-des-Neiges, un quartier en deuil

Stéphanie Valenzuela, Soraya Martinez Ferrada et les élus de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce au lendemain de la fusillade du 22 juin 2026.

Stéphanie Valenzuela, Soraya Martinez Ferrada et les élus de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce.

Le quartier Côte-des-Neiges se relève après une journée tragique hier. Une journée qui a coûté la vie à un citoyen et un policier fortement impliqués dans leur quartier.

«Le 22 juin va marquer à tout jamais la mémoire colelctive de Montréal, mais surtout des résidents de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce», a dit la mairesse d’arrondissement Stéphanie Valenzuela dans un point de presse organisé mardi près du parc Nelson-Mandela.

Mme Valenzuela a offert ses condoléances aux proches des victimes. Notamment du policier Mohamed Lamine Benredouane, qui est originaire du secteur. «C’était un résident qui a grandi à Côte-des-Neiges, qui est allé à l’école dans le quartier. Qui connaît les résidents et qui a servi avec fierté dans notre arrondissement».

Idem pour les proches de Michael Moshe Mizrahi, le citoyen qui a perdu la vie pendant la fusillade.

«Au nom de toute la communauté, je veux que vous sachiez que nous sommes avec vous», dit Mme Valenzuela.

La mairesse déplore que de nombreuses personnes ont dû vivre un après-midi confiné chez eux, à craindre pour leurs proches. Elle souligne que le 811 est disponible pour ceux et celles qui ont besoin de s’exprimer.

Pour un meilleur contrôle des armes à feu

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, accompagnait Mme Valenzuela mardi. Elle souligne que la Ville ne peut se prononcer sur les éléments de l’enquête. Elle a toutefois déploré qu’un tel événement puisse avoir lieu à Montréal.

«Comment quelqu’un, en 2026, peut arriver avec une arme à feu, s’installer dans une rue publique et tirer sur les gens? Je veux m’assurer qu’on s’attaque au port d’armes. Au fait que, encore aujourd’hui, on se retrouve avec des gens qui ont des armes et qui peuvent se retrouver dans les rues de Montréal.»

Jusqu’à l’an dernier, Mme Martinez Ferrada faisait partie du gouvernement fédéral sous Justin Trudeau. Son gouvernement avait introduit de nouvelles règles resserrant l’accès aux armes à feu. La mairesse estime qu’un nouveau resserrement pourrait être de mise.

«On a fait énormément de travail sur la question du port d’armes, mais il y a encore du travail à faire. […] Dans une ville comme Montréal, les armes n’ont pas leur place.»

Condoléances et drapeaux en berne

Depuis lundi, les victimes et les personnes touchées par le drame ont reçu les condoléances de nombreuses personnalités. Le premier minsitre Mark Carney s’est exprimé sur les réseaux sociaux, alors que la première ministre du Québec s’est rendue à Montréal hier. Les drapeaux de l’Assemblée nationale ont été mis en berne, tout comme ceux de certaines municipalités comme Pointe-Claire.

Le maire de Québec, Bruno Marchand, a aussi offert ses condoléances en marge d’un point de presse.

L’affaire a même traversé l’Atlantique pour se trouver dans les pages de médias israéliens. M. Mizrahi possédait la double citoyenneté canadienne-israélienne, selon ces médias.

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