lang="fr-FR" > Blackburn « s’installe » à la GAO
Outremont

Blackburn « s’installe » à la GAO

Joanny-Furtin Michel - TC Media
Guy Blackburn investira la Galerie d’art d’Outremont (GAO) du 27 octobre au 20 novembre mais plus qu’une exposition, il s’agira d’une installation autour de la langue, l’organe.

Guy Blackburn est un artiste majeur au Québec. Né en 1956, il vit et travaille à Chicoutimi. Reconnu au niveau international, il propose depuis 1990 un corpus d’œuvres qui intéresse un large public, mais aussi les médias et… la critique qui analyse abondamment son travail.

C’est dans le cadre du programme Accès culture Montréal et à l’invitation de la Galerie d’art d’Outremont que le Centre Sagamie d’Alma présente le travail installatif de cet artiste en proposant un exemple d’intégration de l’imprimé numérique à une démarche singulière d’art actuel. Guy Blackburn a revisité les différents éléments de l’installation Touche réalisée à Alma lors d’une résidence d’artiste.

Bien que l’on puisse parler chez lui de pratique ouverte, l’installation demeure au cœur de son travail. Ses réalisations explorent de façon percutante, voire même troublante, les nouvelles conditions individuelles et sociales issues des récentes pratiques scientifiques.

Pour mettre l’eau à la bouche…

«Dans cette installation, la langue s’exhibe comme outil sensible du toucher et conditionne les nombreuses combinaisons et permutations comme solutions plastiques imaginées par Blackburn…», écrit le commissaire Guy Sioui-Durand dans le catalogue de l’exposition Touche.

«Médicalisée, la langue est étirée, déchirée, partiellement pelée, sectionnée par ablation. On y distingue nettement les papilles gustatives, ces petits organes sensoriels du goût. Sexualisée, c’est avec la langue qu’on embrasse, lèche, échange les phéromones, qu’on touche l’autre en paroles de séduction.»

«Augmentée démesurément, sa forme massive et rigide, sa texture gorgée de chair rose et son découpage lui donnent une rigidité apparente, quelque chose de phallique. Politisée, la langue est insérée entre souliers et bottes, faisant gicler des étoiles; elle donne à penser aux fonctions politiques et aux lieux privés et intimes.»

Sous la direction du commissaire Sioui-Durand, le Centre Sagamie a également édité une publication dont le lancement est prévu lors du vernissage à la Galerie d’art d’Outremont ce jeudi 27 octobre.

(Source: GAO)

Articles récents du même sujet

Exit mobile version