La citoyenne Dominique Girard est venu au micro parler d’un problème d’affichage. «Il faut que je puisse afficher mon commerce et mes services d’infirmière et d’esthétique. Or, parce que je n’avais pas demandé en temps et lieux le certificat d’occupation, j’ai eu droit à plusieurs visites municipales pour faire passer mon dossier dans deux comités pour trouver une solution. J’ai l’impression de subir des tracasseries administratives de la part des fonctionnaires de l’arrondissement, qui me découragent et m’empêchent d’exercer. Sans affichage, mon commerce est condamné…»
Le conseil a répondu qu’il existe un règlement strict qui doit être appliquer. Et que la demande de permis est obligatoire.le but n’est pas de nuire, mais d’opérer dans des conditions légales. «Mais on va regarder ensemble votre dossier pour sortir de ces tracasseries dès que possible. On ne veut pas vous chasser, a dit Pierre Chapuis, directeur par intérim de l’arrondissement. Ne vous inquiétez pas.»
Pierre Lacerte a demandé aux élus de faire le nécessaire pour faire appliquer la loi et les règlements concernant les dortoirs illégaux sur le territoire de l’arrondissement et de faire les recommandations qu’il se doit pour ceux qui jouxtent l’arrondissement. «Ainsi au 5569-5571 Hutchison, donc du côté de l’arrondissement du Plateau, on leur a demandé, par décision de justice, d’obtempérer. Rien n’a bougé; ils ont été condamnés pour outrage au tribunal. Là, ils se sont éparpillés, et un nouveau dortoir a vu le jour au 5446 Hutchison au rez-de-chaussée. Au départ, le proprio disait le garder pour son fils, mais le fils s’est multiplié, a commenté Pierre Lacerte, puisqu’on y voit une vingtaine de matelas, et des jeunes gens et ados qui vont et viennent pour étudier la Torah au 5555 Hutchison.»
Puis M. Lacerte a demandé au conseil de destituer Alex Werzberger de son poste au CCU (Comité consultatif d’urbanisme) parce qu’il ne respecte pas selon lui, les règlements liés à l’urbanisme.
La mairesse a rappelé les règles de bienséance dans une assemblée publique où on ne tolère pas des commentaires sur d’autres citoyens. De plus, la demande concerne le CCU, donc c’est à lui de statuer.
«Vous me faites plaisir quand vous voulez appliquer les règlements», a décoché Pierre Lacerte.
Isabelle Grou a voulu porter assistance à une dame agée de 92 ans qui semblait faire une crise cardiaque le 26 novembre dernier entre 10h30 et 10h45 devant le 828 Outremont. «Je n’ai pas de cellulaire pour appeler le 911. Mais j’ai vu arriver une voiture de police, je lui ai fait signe, en m’avançant vers elle. Conduite par une policière, la voiture ne s’est pas arrêtée. J’ai fait des signes, elle a poursuivi sa route en mettant la sirène. Je n’en reviens pas!» Le conseil contactera qui de droit pour éclaircir cet incident.
Christian Bouvet rappelle qu’il habite entre deux synagogues et il constate des activités au rez-de-chaussée du 6010 Durocher, où selon lui la communauté hassidim continue d’outrepasser ses droits et affiche des réunions communautaires post-secondaires. «On va regarder les preuves que vous avez apporté et vérifié ce dossier qui avait fait l’objet d’un PIIA», lui a-t-on répondu.
Revenu à sa place, M. Bouvet s’est fait rabroué par le directeur de l’arrondissement et et la mairesse parce qu’il filmait la séance avec son appareil photo. «Pourquoi c’est interdit? Pourquoi d’autres citoyens, pour des raisons professionnelle, familiales ou médicales, ne pourraient avoir accès aux séances du conseil via la vidéo?» Marie Cinq-Mars a rappelé l’interdiction de filmer dans l’enceinte du conseil.
Paul-André Bouchard a abordé la question des vélos attachés sur le mobilier urbain. «Les gens s’accrochent; la déneigeuse ne pourrait pas passer sans accrocher les bacs à fleurs.» La conseillère indépendante Céline forget, en a profité pour rappeler qu’il existe un réglement qui dit de ne pas attacher les vélos après les arbres.
Monique Millette a abordé le dossier des tags et des graffitis. «Quelle surveillance met-on en place parce qu’ils reviennent de plus belle. «Le budget de nettoyage des graffitis a été dépassé», a révélé le conseil. Marie Potvin dit travailler avec un goupe de citoyens autour d’un projet de règlement et d’intervention.
Joseph Rea a pris alors la parole pour parler d’un produit anti-graffiti fabriqué par la compagnie Dupont Chemical qui permet de les nettoyer à l’eau.
Mariclaude Ouimet a questionné le conseil à propos des soukhots. Le directeur Chapuis a répondu que 95 avis d’infraction ont été notifiés et neuf constats ont été verbalisés avec des montants.
À ce sujet, la conseillère Céline Forget a reïtéré sa demande faite il y a un mois et demi sur les délais notifiés au contrevenant pour obtempérer et payer l’amende.
Léo Gagnon, s’est inquiété des résidus des soukhots, à savoir les poutrelles et fixations de maintien qui restent en place alors que tout devrait être démonté. «Est-ce que ça vaut la peine de faire des plaintes quand c’est des hassidiques ?» a-t-il déclaré en demandant un bilan des actions autour des soukhots.
Le conseil lui a conseillé de faire une demande d’accès à l’information dont le formulaire est accessible sur le site de l’arrondissement.