« Arger Émond laisse un héritage d’une valeur inestimable avec les milliers de photos qu’il a prises tout au long de sa carrière, explique Claude Belzil, conservateur à l’AHPAT. Cette plaque commémorative perpétuera sa mémoire et nous rappellera sa contribution dans le milieu. »
« En 2008 nous avons reçu tout le matériel qui appartenait à M. Émond et depuis nous nous affairons à catégoriser les photos, signale M. Belzile. Maintenant nous nous apprêtons à les numériser pour les rendre accessibles au grand public et ainsi contribuer à conserver notre mémoire collective. »
Au total, c’est une collection de plus de 100 000 photos et négatifs qui a été léguée à la population de Pointe-aux-Trembles par l’entremise de l’AHPAT.
Un passionné de photo
Né en 1931, M. Émond a appris le métier de photographe par lui-même. « J’ai appris à prendre des photos que je développais moi-même dans une pièce que j’avais aménagé à cet effet chez nous », confie le photographe.
Il a commencé sa carrière au début des années 60 lorsqu’il couvrait différents événements pour des organismes et des hebdomadaires de l’est de la ville.
En 1970 il a commencé officiellement son travail de photographe pour le journal L’Avenir de l’Est où il travaillé jusqu’en 2010.
« J’ai toujours aimé l’action, signale M. Émond. J’étais tout le temps disponible pour tout ce que l’on me demandait, sept jours sur sept et c’est comme ça que je veux que les gens se rappellent de moi. »
Jusqu’en 2010, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, la Ville de Montréal-Est, la défunte ville de Pointe-aux-Trembles, les édiles municipaux ainsi que les députés feront appel à ses services, de même que le milieu associatif et le poste de quartier 49, où la salle de réunion des policiers porte son nom.
« Je suis très heureux et ému d’avoir reçu cette plaque, avoue M. Émond. Je ne m’attendais pas à une telle reconnaissance, mais je garderai toujours de très beaux souvenirs de tous ces hommages dans mon cœur. »