« Métier, informer, communiquer, rechercher, et s’orienter » (MICRO) sont les maîtres mots du projet MICRO. Les jeunes qui célébraient leur réussite lors du gala—que ce soit pour avoir trouvé un nouvel emploi ou pour être retourné aux études—ont vécu plusieurs difficultés au cours des 17 semaines que durait ce programme financé par Service Canada et hébergé par le CJE.
« C’était bien, j’ai beaucoup appris. J’ai appris sur moi, sur des choses que je ne connaissais pas, mentionne Nerline Fervil, 21 ans, qui a participé au programme. [Par contre], la recherche d’emploi, c’était difficile. »
Aujourd’hui, Mme Fervil retourne au cégep pour pouvoir un jour travailler dans un métier qui lui plait. Elle s’est aussi trouvé un emploi qu’elle occupera pendant ses études.
Comme elle, sept autres jeunes ont pendant 17 semaines, à raison de 30 heures par semaine, participé à différents ateliers de formation au CJE. Pour cela, ils ont été rémunérés comme des travailleurs.
Les sessions de formation étaient divisées en deux. Le matin, les ateliers servaient à approfondir leur connaissance d’eux-mêmes, que ce soit par le biais de tests de personnalités ou d’initiations à la gestion des conflits. De cette façon, on les a amenés à ce qu’ils aient des aptitudes de vie adéquates pour le travail, indique Marie-France Charlebois, coordonnatrice du projet.
Les après-midis étaient très différents, alors qu’un spécialiste des multimédias leur enseignait les rudiments de la vidéo. En partenariat avec la Société historique de Rivière-des-Prairies (SHRDP), ils ont fait un documentaire à saveur pédagogique intitulé Bienvenue en Nouvelle-France : une terre à louer. Ce documentaire, qui sera diffusé à l’école secondaire Jean-Grou, était d’ailleurs présenté lors du gala de la réussite. En parallèle, les participants y ont présenté une vidéo « vox-pop » qu’ils ont réalisée sur le thème de l’influence des cellulaires chez les jeunes.
Après deux années et cinq cohortes, le projet MICRO est arrivé à la fin de son financement. Mme Charlebois attend de savoir si Service Canada reconduira le projet.