Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Daigneault a le basketball tatoué sur le cœur

Le Prairivois Laurier Daigneault est un passionné de basketball. Le joueur des Trappeurs du cégep Marie-Victorin met tout en œuvre pour amener son équipe vers le succès.

L’étudiant en est à sa deuxième année au sein du programme collégial sciences humaines, profil individu. Il a décidé de faire ses études à cet établissement scolaire pour suivre son entraîneur, Gerry Neree.

« Je suis venu ici à cause de Gerry. C’est vraiment ça qui a fait en sorte que je suis venu à Marie-Victorin. Le choix a été facile. On m’a approché pour aller jouer à Vanier, mais j’ai préféré le suivre », soutient Laurier.

M. Neree a quitté la barre des Trappeurs à la fin de la saison 2011-2012 pour aller entraîner des formations lavalloises. « Je me suis entraîné cet été au cégep Montmorency. Si j’avais voulu, j’aurais pu suivre Gerry à Laval, mais je n’aimais pas le coaching là-bas. J’ai préféré rester ici et aider à bâtir le programme pour le futur », indique le jeune adulte de 18 ans.

Construire une équipe

Laurier a à cœur son équipe. Il a décidé d’étaler son programme d’études sur trois ans pour aider à construire les Trappeurs.

« Comme les coachs le disent, il y a beaucoup de bons joueurs dans l’Est. Je me suis dit que tant qu’à aller jouer au sein d’une équipe gagnante ou dans un programme déjà établi, j’aime mieux aider à construire ce programme-là. En montrant ce dont on est capable, je pourrai peut-être amener de bons joueurs », explique-t-il.

Actuellement, les Trappeurs connaissent un début de saison difficile. Après cinq matchs, la formation possède une fiche d’une victoire et de quatre défaites.

« On a beaucoup de jeunes joueurs, peut-être avec moins d’expérience. La cohésion n’est pas encore faite entre les vétérans et les recrues. C’est vraiment la chimie qui reste à travailler. Il faut plus de cœur surtout », estime l’athlète.

Étant l’un des anciens de l’équipe, Laurier sait qu’il a un rôle important, lors des matchs. « Cette année, j’ai un nouveau rôle de leader. Quand j’étais une recrue, je me fiais aux vétérans pour prendre l’équipe en charge quand ça allait plus mal. Là, c’est à mon tour. Je dois participer à l’effort collectif. Individuellement, si quelqu’un se donne à 100 %, ça n’avancera pas plus si l’équipe ne le suit pas. Il faut que tous les vétérans mettent l’effort », souligne-t-il.

Cette nouvelle responsabilité n’est pas de tout repos, mentionne le sportif. « C’est une certaine pression. Avant le match contre le cégep Montmorency, j’avais une moyenne de 22 points. À Montmorency, j’ai fait 10 points. Quand on regarde les statistiques, on est deux joueurs à marquer plus de 10 points par match. Il faut que ce soit plus collectif, car je ne peux pas marquer 30 points à toutes les parties.

J’aime aider tout le monde, mais c’était plus sécurisant quand j’étais une recrue. »

Malgré un départ insatisfaisant, le basketteur reste positif sur la saison des Trappeurs. « Je crois qu’on peut atteindre les séries et je vais tout faire pour y parvenir. De toute ma vie, je n’ai pas eu une saison sans aller dans les séries. C’est notre récompense pour tous les efforts qu’on a faits pendant la saison », plaide-t-il.

L’Université

Laurier désire poursuivre ses études, mais aussi sa carrière sportive à l’université. Toutefois, le choix n’est pas aussi facile.

« Je ne sais pas encore quelle université choisir. L’UQAM et McGill pourraient m’intéresser. L’Université de Montréal serait peu probable, car il n’y a pas de basketball. Pour moi, le basketball est aussi important que le programme d’étude », justifie celui désire se diriger vers la psychologie.

Ce sport étant une part importante dans le quotidien de l’athlète, aller jouer ailleurs dans le monde pourrait aussi être une option. « Mon but est de jouer à l’université. Certains m’ont parlé d’aller en Europe, mais ce n’est pas sûr. Si l’opportunité se présente, je vais le faire », évoque-t-il.

Après sa carrière de joueur, Laurier n’arrêtera pas le basketball pour autant. « J’aimerais beaucoup coacher, sûrement à Jean-Grou, mon école secondaire. C’est dans mes plans. C’est sûr que je vais entraîner. J’aime trop ça », déclare-t-il.

Les Trappeurs seront de retour au complexe sportif Marie-Victorin (7000, boulevard Maurice-Duplessis) le 2 décembre, à 15 h, où ils affronteront les Dynamiques du collège Jean-de-Brébeuf.

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