L’Avenir de l’Est a suivi les gens qui travaillent dans l’ombre à travers les étapes qui ont mené les dons à destination parce que « les gens ne voient pas tout le travail qu’il y a avant que la boîte arrive, croit la directrice d’Action secours, Vie d’espoir (ASVE), Pierrette Joly. En arrière, il y beaucoup de travail, de réunions, de lettres de commandites, de soupers spaghetti et… de guignolée. »
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III – Un peu de magasinage et la distribution
À qui donner?
L’aide aux personnes dans le besoin pour Noël, ça ne commence pas en décembre. Bien avant, dès la mi-septembre, les gens d’ASVE commencent à rencontrer les gens en difficulté. Au cours des mois suivants, c’est près de 350 personnes qu’ils rencontreront ainsi. L’organisme n’aide pas n’importe qui. Pour évaluer les besoins des gens, le personnel prend le temps de discuter avec chaque demandeur d’aide.
ASVE aide des personnes âgées, des personnes sans emploi, des personnes malades qui ne peuvent pas travailler, mais également des travailleurs qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois. « Beaucoup de gens imaginent qu’ils vont être refusés parce qu’ils travaillent », déplore Mme Joly.
Pour être refusé, il ne faut pas que les personnes veuillent s’en sortir, explique Mme Joly. « Certaines personnes s’imaginent qu’ils sont pauvres, mais c’est simplement qu’ils ne savent pas budgéter alors, on les réfère vers l’ACEF par exemple. En attendant, on peut leur donner un coup de main, mais, s’ils ne s’aident pas, on les coupe. Il faut les responsabiliser et leur donner les outils pour s’en sortir. Évidemment, une personne seule, ce n’est pas la même chose que s’il y a des enfants. »