Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Une sortie bruyante

Bousquet-Richard Simon - TC Media
Le conseiller Mario Bordeleau a quitté la séance ordinaire du conseil municipal de Montréal-Est du 28 novembre à la suite d’une décision qui était loin de faire l’unanimité, celle sur le nouvel organigramme de la Ville.

Cette nouvelle organisation de la fonction publique survient après la restructuration des cadres de la Ville et l’arrivée de la directrice générale, Josée Guy. Les conseillers Alain Dion, Anne St-Laurent et Monique Major ont voté pour la résolution, alors que Michel Bélisle, Sylvie Dauphinais et Mario Bordeleau ont voté contre. Le maire a donc dû trancher en faveur de la résolution.

Mais avant le vote, le conseiller Bordeleau a demandé la parole pour expliquer les raisons de son refus d’approuver la résolution. Le maire ne le lui a pas accordé, ce qui n’a pas empêché le conseiller de faire la lecture d’un texte qu’il avait préparé. Le maire a alors tenté de l’interrompre à plusieurs reprises. Après le vote, le conseiller Bordeleau a quitté la salle du conseil.

Au lendemain de l’incident, l’Hôtel de Ville a publié un communiqué dans lequel le maire affirme « il est très important pour moi de laisser aux élus la possibilité de s’exprimer, puisque le processus démocratique ne peut qu’y gagner. En interrompant M. Bordeleau, je ne tentais aucunement de l’empêcher d’exprimer son désaccord, mais plutôt d’éviter qu’il n’enfreigne le code d’éthique des élus municipaux, le règlement de régie interne, ainsi que de la politique du respect de la personne adoptée par la Ville de Montréal-Est, en lui permettant de personnaliser le débat par des atteintes directes contre des employés en particulier. »

De son côté, M. Bordeleau assure qu’il n’avait nullement l’intention d’enfreindre les règles. Il fait remarquer que c’est le maire lui-même qui lui a demandé à plusieurs reprises de citer des noms. Ce à quoi M. Coutu répond qu’il ne parlait pas de noms d’employés, mais plutôt du nom d’une conseillère à laquelle M. Bordeleau avait fait allusion dans son introduction. Le maire dit déplorer le malentendu et conclut en affirmant que « les conseillers, tout comme le maire, peuvent apporter toutes les précisions voulues pour expliquer leurs décisions, tant et aussi longtemps qu’ils respectent leur rôle et leurs obligations d’élus. »

Pour M. Bordeleau, ces appels répétés à ne plus parlé constituent eux-mêmes une atteinte au Code d’éthique. Il déplore également que la directrice générale ait rencontré les cols blancs au lendemain de l’incident pour les informer qu’il aurait tenté de dévoiler l’identité des employés en question, n’eût été l’intervention du maire. Selon lui, la directrice est là pour rester puisqu’elle suit les directives du maire.

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