M. Lafleur a toujours été interpellé par la maladie mentale. Très jeune, son fils Mark a souffert d’un déficit d’attention, d’hyperactivité et d’une légère affection du syndrome de Gilles de La Tourette.
« C’est une personne qui avait énormément de difficultés à gérer ses émotions, à exercer son bon jugement, à prendre les bonnes décisions, explique-t-il. C’est ça qui l’a mis dans le trouble. »
M. Lafleur n’a appris l’existence de l’Hôpital Rivière-des-Prairies que l’année dernière, à une époque où son fils, maintenant âgé de 27 ans, est trop âgé pour y être traité.
« J’ai été surpris d’apprendre que le centre hospitalier Rivière-des-Prairies donnait les soins nécessaires, surtout aux enfants jusqu’à l’âge de 18 ans. Je pense que c’est l’âge critique », mentionne-t-il.
Lorsque son fils était jeune, les spécialistes que M. Lafleur a consultés semblaient ignorer l’existence même de l’Hôpital Rivière-des-Prairies. À un point tel que le hockeyeur a dû se tourner vers des soins à l’extérieur de la province.
« J’ai été obligé de l’envoyer en Ontario dans différents instituts parce qu’on me disait qu’il n’y avait rien au Québec. Il a passé quatre ans en Ontario dans des écoles spécialisées pour maladies mentales. »
Avoir su…
Les problèmes de son fils étant connus, beaucoup de gens sont venus, au fil des années, lui quémander de l’aide. Le père dévoué qu’il était a essayé en vain de les aider, n’ayant lui-même pas été orienté vers les bons endroits pour obtenir les soins dont son fils avait besoin.
Mais aujourd’hui, tout a changé. C’est sans hésitation qu’il référerait les parents qui viendraient le voir aux spécialistes de l’Hôpital Rivière-des-Prairies.
Yves Devin, un ami du joueur de hockey, l’a approché l’an dernier pour devenir porte-parole de la Fondation. Cet ami est en fait directeur général de la Société de transport de Montréal et membre du cercle des gouverneurs de la Fondation.
M. Lafleur cumule d’ailleurs les expériences dans le milieu caritatif, ayant déjà été sollicité par une fondation des maladies mentales à Québec. Il avait aidé l’organisme à amasser tout près d’un million de dollars.
« J’ai fait différents événements pour les maladies mentales, mais c’est la première fois que je m’associe à un centre directement », révèle-t-il.
M. Lafleur effectue un mandat de trois ans. Il est épaulé par deux « marraines », Sophie Prégent et Sylvie Lauzon, qui exercent comme lui le rôle d’ambassadeur auprès des donateurs.
« Mes tâches vont être de participer à différents événements, solliciter différentes entreprises pour des levées de fonds », précise-t-il. Le retraité du hockey participera prochainement à un tournoi de golf.