Si la lutte a été chaude dans les circonscriptions voisines de Bourassa-Sauvé et d’Anjou-Louis-Riel, les résultats dans LaFontaine ne surprennent personne. La circonscription est rouge depuis les années 1980.
Au moment de mettre sous presse, sur 156 boîtes sur 160 dépouillées, M. Tanguay avait récolté 16 376 voix, soit une majorité de 11 715 voix sur son plus proche rival, le caquiste Domenico Cavaliere, qui avait récolté 4661 votes.
Cette majorité de M. Tanguay, qui se situait à 58,70 %, contraste avec celle qu’il a obtenue lors de l’élection partielle du 11 juin 2012, alors située à 53,36 %.
Lors de la dernière élection générale, en 2008, le député élu sous la bannière libérale, Tony Tomassi, avait recueilli 69,76 % des suffrages. Rappelons que M. Tomassi a démissionné de son poste le 3 mai dernier. Il est accusé de fraude et d’abus de confiance. Il devait d’ailleurs comparaître aujourd’hui au palais de justice de Québec pour répondre de ces accusations.
Réaction à chaud
M. Tanguay est fier de ce qu’il a accompli au cours des 35 derniers jours. « Je suis très, très satisfait pour Rivière-des-Prairies. On a mené une campagne à l’image de celle de l’élection partielle avec beaucoup, beaucoup de porte-à-porte, estime-t-il.
« Pour moi, ça a été l’occasion de rencontrer encore beaucoup plus de citoyens et citoyennes. Notre force c’était de ne prendre personne pour acquis. »
Le député réélu est d’autant plus fier qu’il a réussi à améliorer son score par rapport à l’élection partielle. Un signe, selon lui, que les Prairivois préfèrent la stabilité économique.
« Je pense que les gens veulent imaginer l’avenir sous un chapeau libéral en termes de développement économique. Il y a beaucoup de défis dans Rivière-des-Prairies : on parle de transport en commun, on parle de soins à domicile, et clairement j’ai identifié que ça allait être mes priorités. »
Au moment de réagir, les supporters de M. Tanguay apprenaient en direct de la télévision que le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, perdait sa circonscription.
« On verra la suite des choses. On aura l’occasion de faire le bilan de la campagne, dit-il, déçu. M. Charest a beaucoup fait pour le Québec. »
Ironie du sort, le discours de M. Charest, diffusé sur le site de Radio-Canada, a été interrompu dans le local de campagne de M. Tanguay, situé dans un ancien Superclub Vidéotron, par une mauvaise connexion internet.
Questionné à savoir s’il compte occuper un poste important au sein de l’opposition officielle, le candidat a répondu qu’il désirait attendre la « suite des choses ».
Ni le candidat de la Coalition avenir Québec Domenico Cavaliere, arrivé deuxième avec 16,76 % des voix au moment de mettre sous presse, ni le candidat du Parti québécois Marc Boulerice, arrivé troisième, ni la candidate de Québec solidaire Christine Filiatrault, arrivée quatrième, n’ont pu être joints.