Selon Maurice H. Vanier de l’ARVPAT, des individus se rendaient sur l’île pour faire du grabuge et allumer des feux. « En janvier et à la fin juillet, les policiers et les pompiers avaient refusé d’intervenir pour disperser les voyous », raconte M. Vanier.
« Nous devons avoir les ressources physiques nécessaires pour intervenir sur l’île de la Batture, je m’explique : nous ne sommes pas des spécialistes sur le fleuve. Il y a beaucoup de courants et notre formation en sauvetage riveraine stipule que nous devons et allons intervenir si une vie est en danger. Les risques sur le fleuve sont grands et à plusieurs endroits un véhicule pourrait caler », raconte l’agente sociocommunautaire, Patricia Droin.
L’île de la Batture est située dans le fleuve au niveau des 19e et 25e avenues. Actuellement, seulement les trois quarts de l’île appartiennent à la Ville de Montréal alors que le quart situé à l’ouest n’appartient apparemment à personne. « Le quart de l’île a été exclu de la juridiction municipale de Montréal par erreur, lors de l’annexion de Pointe-aux-Trembles en 1982 », explique M. Vanier.
« Nous sommes présentement en démarche pour obtenir la propriété complète de l’île, raconte la conseillère d’arrondissement, Suzanne Décarie. Le terrain est au ministère de l’Environnement. Le gouvernement doit encore autoriser la transaction. Il faut avoir la propriété pour clarifier si nos services peuvent se rendre sur l’île. »
Cette année, les policiers du poste de quartier 49 promettent de garder l’œil ouvert sur l’île. « Nous tenons à spécifier que toute construction et présence sur l’île de la Batture est illégale et que les contrevenants seront expulsés », précise l’agente Droin.