Gertrude Mbwemba Esson, 27 ans, a entendu parler du programme alors qu’elle se cherchait un emploi. Au Centre de la famille, on lui a tout de suite proposé de participer à « Nouveau départ ».
Mère monoparentale, elle n’avait pas pu se rendre disponible à plein temps pour le programme de réinsertion d’Emploi-Québec. Après avoir bénéficié pendant plusieurs années de l’aide sociale, le temps pressait pour celle qui n’a pas terminé ses études secondaires. « Nouveau départ » lui a permis, entre le 19 septembre 2011 et le 17 février dernier, de reprendre confiance en elle et de se trouver un emploi.
« Le programme m’a apporté beaucoup de choses, parce qu’avant j’avais beaucoup de problèmes, dit-elle. Pendant les semaines du programme, on a assisté à plusieurs conférences de personnes qui sont venues nous motiver. Des personnes comme nous qui n’avaient rien, mais qui ne se sont pas découragées.
« On a visité l’école des métiers, on nous a parlé du marché du travail. Quand on n’a pas terminé nos études, ce que ça peut engendrer.
« À la fin de la formation, les trois ou quatre dernières semaines, on est entré en stage. Chaque jeune devait choisir un métier et faire un stage. »
Mme Mbwemba s’est pour sa part trouvée un stage en tant qu’aide-accompagnatrice. « Là, c’est flexible parce que j’arrange mon horaire », se réjouit-elle. Elle a d’ailleurs commencé à travailler dans ce domaine de façon permanente cette semaine.
« Là, je prends des cours à distance, mentionne-t-elle au passage. J’aimerais bien aller au cégep en design de mode. »
Revient, reviendra pas
Naomi Léonard, la coordonnatrice de cette deuxième cohorte du programme « Nouveau départ », croit que celui-ci est essentiel dans le quartier. Étant donné qu’il est tributaire du financement de Service Canada, elle ignore toutefois s’il reviendra pour une nouvelle édition.
« Tous ont été quand même très contents, dit-elle en parlant des huit participants. J’ai pu les garder tous jusqu’à la fin. Quelque part, je pense que ça les a rejoints. »
Dès que le Centre de la famille aura le feu vert de Service Canada, « Nouveau départ » recommencera, au printemps, à changer la vie de jeunes adultes comme Mme Mbwemba.