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Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Marc Tanguay, le président du Parti libéral, brigue LaFontaine

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Le Parti libéral du Québec (PLQ) n’aura pas laissé planer le doute longtemps sur celui qui allait devenir candidat lors de la prochaine élection partielle du 11 juin dans la circonscription de LaFontaine. Six jours après la démission du député sortant, Tony Tomassi, le président du PLQ, Marc Tanguay, se présente comme le candidat de l’économie, une valeur qui l’anime tout particulièrement.

Celui qui était avocat spécialisé en litige avant de devenir président du parti il y a trois ans a d’ailleurs dû se défendre, en conférence de presse, d’avoir été parachuté dans une circonscription portant encore la marque de son prédécesseur, M. Tomassi, qui est actuellement accusé de fraude et d’abus de confiance.

Sujet délicat s’il en est, le candidat n’a pas voulu se prononcer sur son ancien coparticipant libéral. Il se contente d’affirmer que M. Tomassi a bénéficié de la confiance de la population à trois élections consécutives, soit en 2003, 2007 et 2008.

Selon M. Tanguay, la communauté italienne, très enracinée à Rivière-des-Prairies, ne tiendra pas rigueur au PLQ pour la conduite de M. Tomassi. Aucune communauté, croit le nouveau candidat, ne devrait être associée à ce type de crime.

« Je pense que c’est un faux débat et un faux postulat de ségréguer les gens de la sorte, dit-il. J’aurai l’occasion de parler à tous les citoyens, tous les Canadiens et Canadiennes, Québécois, dans le comté, de toutes les origines. »

À ceux qui l’accuseraient d’être néophyte, il répète que son travail de président ne s’est pas déroulé en vase clos et qu’il a rencontré beaucoup de gens partout au Québec.

S’il dit ne pas connaître à fond LaFontaine, il se laisse du temps durant la campagne pour aller à la rencontre des Prairivois. « L’occasion qui est présentée est extrêmement importante et belle. J’aurai l’occasion lors de la prochaine campagne électorale de faire partie, de faire corps avec les citoyens et citoyennes de LaFontaine », indique celui qui vit sur la Rive-Sud de Montréal.

« Les gens se doivent et méritent d’avoir une personne présente, à l’écoute, qui est disponible, et en ce sens-là ce sont des qualités essentielles qui moi m’animent. »

Lorsque questionné à savoir qui de lui ou du PLQ a décidé de sa candidature, M. Tanguay répond que cette décision est le fruit d’un « échange de bons consentements ».

Travailler d’arrache-pied pour LaFontaine

M. Tanguay se présente comme le candidat de l’écoute et du travail, deux caractéristiques qui collent bien, selon lui, à un bon député.

« J’aspire à donner une voix forte aux gens d’ici lors des débats de société que l’on vit présentement et j’aspire également à mériter leur pleine confiance, lance-t-il. Ça, encore une fois, ça passe par le travail, travail, travail, et l’écoute. Ce que je propose en somme aux gens de LaFontaine, c’est d’être présent. »

L’économie sera évidemment l’un des chevaux de bataille des libéraux. LaFontaine ne sera pas en reste, puisque les nombreuses jeunes familles qui composent la circonscription doivent travailler.

« Ce qui nous anime nous comme libéraux, c’est créer de la richesse, faire en sorte qu’économiquement, on puisse pleinement se développer, créer de la richesse, créer de l’emploi », déclare l’homme de 39 ans.

Les autres défis importants concernent le transport et la santé. En matière de transport, d’abord, il désire travailler sur le dossier du Train de l’Est, dont l’inauguration a été à de multiples reprises reportée.

En ce qui a trait à la santé, ensuite, il veut s’assurer qu’il y ait plus de places dans les centres pour personnes semi-autonomes. Un hôpital général dans Rivière-des-Prairies pourrait aussi être un enjeu qu’il aborderait à titre de député.

« Comme candidat à une élection partielle, j’aurai l’occasion de préciser ma position, mais clairement, c’est un projet qui devra avoir un suivi sérieux et rigoureux. »

Il n’empêche que M. Tanguay essaiera d’abord, au cours de cette campagne de 33 jours, de se faire connaître auprès des électeurs. « On ne prend rien pour acquis, finit-il par mentionner. On va travailler très, très, très fort. »

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