« Je me cherchais, je ne savais vraiment pas ce que je voulais faire dans la vie. J’avais lâché l’école et en même temps j’avais perdu ma job, affirme Emmanuel Bernard, 19 ans. Je me cherchais un domaine pour lequel je me réveillerais tous les matins. »
Le programme MICRO, un acronyme pour « métier, informer, communiquer, rechercher, et s’orienter », se veut avant tout un moyen pour les huit jeunes de se connaître davantage eux-mêmes.
« On a appris à se connaître sur plusieurs aspects », mentionne M. Bernard, grâce, entre autres, à des ateliers de sensibilisation et de connaissance de soi, ainsi qu’à d’autres sur la gestion du stress et du budget personnel.
Chaque jeune devait se présenter quotidiennement à ces ateliers. En contrepartie, chacun recevait une rétribution équivalente à 30 heures par semaine travaillées au salaire minimum.
« Maintenant, je suis positif. J’étais vraiment renfermé avant, lance de son côté Jonathan Labrecque, 28 ans. J’ai arrêté de prendre de la drogue. […] J’ai appris à me connaître, à faire les liens [entre mon passé et mes comportements]. »
Tous deux se sont maintenant inscrits dans un programme d’étude. Le premier en technique d’intervention en loisirs, et le second en technique de santé animale.
Avant de recevoir un diplôme de Service Canada—qui finance le projet—et un autre pour leur sens de l’initiative, ils ont, à l’instar de leurs quatre comparses (deux étant absents pour des raisons professionnelle et scolaire), présenté deux court-métrages.
Réalisés avec l’aide d’un intervenant durant les 17 semaines du programme, l’un aborde l’histoire de la maison patrimoniale de la famille Bleau et l’autre l’influence de la musique urbaine sur les jeunes Prairivois.
La vidéo de nature historique sera récupérée par la Société historique de Rivière-des-Prairies, alors qu’au moins trois de ses membres, dont la présidente Louise Bernard, étaient présents lors de la projection.
Clôture des Journées de la persévérance scolaire
Plus tôt en matinée, le CJE a accueilli politiciens et intervenants du milieu scolaire pour parler des programmes que l’organisme de réinsertion en emploi héberge.
« Génial, tout le monde était là, s’exclame Ginette Alarie, directrice générale du CJE quelque temps après l’événement. J’étais contente que les gens de la commission scolaire se déplacent pour venir nous rencontrer. »
Mme Alarie a tenu à leur rappeler que 50 % de la mission du CJE concerne les études, et donc pas seulement le monde du travail comme son nom l’indique.