En entrevue téléphonique à l’Informateur, il a indiqué qu’il ignorait néanmoins si son fils, qui a été élu une première fois en 2003, fera le saut lors des prochaines élections provinciales qui pourraient avoir lieu ce printemps.
« Ah! Je ne le sais pas moi, martèle-t-il au bout du fil. Il faut que vous parliez à lui. C’est parce que c’est des affaires très délicates, ça.
« Il n’est pas coupable! Il est accusé, mais la loi juridique qu’on a, c’est que la minute que t’es pas coupable, [tu ne l’es tout simplement pas]. »
Rappelons que Tony Tomassi fait face à trois chefs d’accusation pour avoir notamment utilisé une carte de crédit appartenant à un ami dans le cadre de ses fonctions ministérielles. Les événements se seraient produits entre le 1er juillet 2006 et le 18 décembre 2008. Expulsé du caucus libéral par le premier ministre Jean Charest le 5 mai 2010, il siège depuis comme indépendant. Chaque chef d’accusation pourrait le condamner à des peines allant jusqu’à cinq ans de prison.
En dépit du désaveu du premier ministre Charest, les Tomassi demeurent fidèles au PLQ.
« Je suis encore membre au parti libéral, et personne ne va me l’enlever [ma carte], plaide-t-il. J’ai grandi avec ça, et Tony la même chose. »
Le père et le fils sont d’ailleurs de grands contributeurs du PLQ. De 2000 à 2010, Donato Tomassi a versé 18950 $ au parti. Tony Tomassi a quant à lui fait des dons équivalents à 17250 $ de 2000 à 2009.
Au moment de mettre sous presse, ni Tony Tomassi ni le PLQ n’avaient rappelé le journal.