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Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Nouveau complexe électrique sur Henri-Bourassa

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Si tout va bien, la division TransÉnergie d’Hydro-Québec procédera à la rénovation du poste Bourassa, un complexe électrique situé sur le boulevard Henri-Bourassa près du boulevard Rodolphe-Forget. À moins que des citoyens exigent des consultations publiques, le chantier devrait être lancé à partir de l’automne prochain.

Hydro-Québec juge que l’actuel poste Bourassa, mis en service en 1955, ne répond plus à la demande d’énergie des consommateurs. Pour remédier à la situation, la société d’État a décidé de faire passer la capacité de son complexe de 120 kilovolts à 315 kilovolts.

Le poste Henri-Bourassa, qui devrait ouvrir à l’hiver 2014-2015, prendra le relais sur le poste Bourassa, qui dessert actuellement quelque 18 000 clients de secteurs résidentiel, commercial et industriel de l’est de la ville.

Entre autres changements, les ingénieurs vont retirer les cinq transformateurs en place au profit de deux modèles plus puissants. Un bâtiment de manœuvre et un bâtiment de commande plus designs seront aussi construits aux abords du boulevard Henri-Bourassa. Enfin, les lignes de transport électrique seront réagencées.

Le coût total du projet est évalué à 83 M$. Le poste actuel, qui restera en marche durant toutes les phases de construction, ne sera démantelé qu’en 2019.

Peu d’impacts, selon Hydro-Québec

Les travaux, qui devraient s’échelonner sur plus de deux ans, soit de septembre 2012 à décembre 2014, ne devraient pas entraîner trop de perturbations dans le quartier, évalue Hydro-Québec.

« On va maintenir en bon état les voies publiques », dit Marie Maugin, relationniste à la société d’État. Celle-ci fait référence au camionnage, qui aurait lieu entre 7 h et 19 h, du lundi au vendredi, pendant toute la période des travaux.

« On n’est pas à l’extérieur, on est vraiment sur notre terrain, ajoute-t-elle. Ça n’a pas d’impact. »

Par ailleurs, le secteur où se situe le poste a une vocation industrielle bien établie. « En effet, les entrepôts et les installations pétrochimiques constituent l’essentiel du paysage », peut-on lire dans un document d’information résumant le projet.

« Ça n’a pas d’incidence sur la santé des gens », insiste Mme Maugin. Une information que corrobore Gordon Dezelak, l’ingénieur responsable du projet. « Les champs magnétiques restent à l’intérieur du poste », indique-t-il.

Un projet qui ne soulève pas les passions

Une soirée d’information a été organisée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) le 2 avril. Son but était de rendre accessible au public l’étude d’impact environnemental du projet.

Or, aucun citoyen ne s’est présenté dans la salle de réception louée pour l’occasion à l’Hôtel Le Prestige, à Pointe-aux-Trembles. Les employés du BAPE sont donc repartis bredouilles à Québec.

Le BAPE a tout de même mis à la disposition des citoyens l’étude dans son site Internet. De la documentation est aussi disponible à la bibliothèque de Rivière-des-Prairies jusqu’au 30 avril. Les citoyens ont d’ailleurs jusqu’à cette date pour exiger que des audiences publiques soient tenues autour du projet.

Selon l’« Étude d’impact sur l’environnement » produite par Hydro-Québec, « Le projet entraînera le déboisement d’une superficie totale de quelque 2 450 m2 (0,25 ha) […]. Les superficies déboisées feront l’objet d’une compensation. Dans l’ensemble, la faune sera surtout dérangée dans ses habitudes par les travaux, mais elle disposera d’habitats équivalents à proximité (friches, boisé humide et boisé terrestre). »

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