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Nomination et suspensions

Bousquet-Richard Simon - TC Media

Suspensions

Deux cols bleus font l’objet d’une enquête pour avoir commis des gestes d’intimidation physiques et verbales auprès d’un délégué syndical.

« Ce sont des cas graves. Nous avons l’appui du syndicat dans ce dossier », a affirmé le maire de Montréal-Est, Robert Coutu.

Contactée quelques jours après l’incident, la conseillère Sylvie Dauphinais s’est dite outrée que des employés soient suspendus avant la tenue d’une enquête. Selon cette dernière, aucun des partis n’aurait dû être suspendu, ou les deux, afin d’assurer une plus grande justice.

La troisième suspension n’est pas liée à cet événement. Il s’agirait plutôt d’un cas d’absentéisme. « Nous respectons les gens, nous sommes là pour les encourager et les former, mais nous avons du mal à supporter les gens qui ne font rien », soutient M. Coutu.

Ces suspensions arrivent quelques mois après une vague de mises à pied qui avait mené au départ de quatre cadres de l’administration municipale. Le maire s’est défendu de voir un lien entre ces événements et le budget difficile, voté en décembre dernier.

« Il n’y a pas de rapport, laisse entendre le maire. Que nous soyons riches ou pauvres, les mêmes règles s’appliquent à tous. L’administration précédente faisait des embauches pour gagner des points politiques, mais ce sont des deniers publics, alors c’est important qu’ils servent bien. »

Remaniement de la division des travaux publics

Le poste de chef de division des travaux publics a été créé lors de l’assemblée et le contremaitre, Marcel Leblanc, a été nommé à ce poste.

Rappelons que le 21 novembre dernier, le conseil avait aboli le poste de directeur des travaux publics. Puis, au début de l’année, un contremaitre avait démissionné, laissant M. Leblanc seul à ce poste.

La Ville est donc passée d’une équipe des travaux publics composées d’un directeur, payés environ 95 000 $ annuellement, et de deux contremaitres, payés 75 000 $ et 70 000 $ par année, à un chef de division, payé 80 000 $, soit une économie théorique de 160 000 $ par année.

Mais avec une telle réduction de personnel, le nouveau chef d’équipe devra faire des heures supplémentaires, ce qui augmentera son salaire annuel.

Par ailleurs, l’objectif de la Ville est d’embaucher un nouveau contremaitre et d’augmenter le salaire de M. Leblanc à 85 000 $, en lui enlevant cependant la rémunération pour les heures supplémentaires. À terme, l’économie réalisée par cette réorganisation devrait donc se chiffrer à près de 80 000 $ par année.

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