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Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

« J’ai besoin d’aide » – Michel Jean, président de l’ASPAT

Michel Jean a lancé un cri du cœur auprès de l’arrondissement Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles, en 2010. L’Association de soccer de Pointe-aux-Trembles (ASPAT) a un urgent besoin de financement pour différents projets, mais aussi pour offrir un meilleur service aux jeunes.

« Il y a un an, j’ai demandé à l’arrondissement un soutien financier pour la location de terrains intérieurs, pour les activités de camp de jour et pour engager un employé à temps plein. Celui-ci pourrait nous aider dans la supervision et l’organisation. L’arrondissement a refusé. Toutefois, d’autres arrondissements, dont Anjou, offrent ce soutien à leur association de soccer. Nous sommes dans la même ville et nous n’avons rien », déplore Michel Jean, président de l’ASPAT.

En plus de travailler à temps plein, Michel Jean effectue 40 heures de bénévolat auprès de l’ASPAT pour offrir le meilleur service aux jeunes. « Je suis brûlé. Je dois m’occuper du calendrier de la saison régulière, des inscriptions, de rejoindre les joueurs, de répondre au téléphone, d’organiser les déplacements et plus encore. J’ai besoin d’aide. J’aimerais m’impliquer moins auprès de l’association pour passer plus de temps avec ma famille, mais je ne veux pas abandonner les jeunes. Un titulaire permanent m’aiderait beaucoup dans mes tâches », admet M. Jean.

La saison de soccer intérieur va bientôt commencer à Pointe-aux-Trembles. Là aussi, M. Jean a besoin de soutien. « Nous avons besoin de gymnases doubles, mais nous y avons accès que la fin de semaine. Avec plus de 1000 joueurs dans l’association, ce n’est pas assez. Le Collège Saint-Jean-Vianney offre plusieurs installations intéressantes, mais ça coûte 172 $ l’heure. Si l’arrondissement pouvait nous offrir le terrain gratuitement ou le louer pour nous, ce serait bien », avoue-t-il.

L’arrondissement n’offre aucun soutien financier à l’ASPAT, mais leur fournit un soutien immobilier. « Nous ne payons pas pour les terrains extérieurs et l’administration locale nous prête un local à l’aréna Rodrigue-Gilbert. Les terrains sont aussi bien entretenus dans les parcs, mais ce n’est pas assez », explique M. Jean.

Martin Coutu, directeur de la culture, des sports, des loisirs et du développement social de l’arrondissement Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles est conscient qu’il pourrait en faire plus, mais soutient que c’est impossible pour le moment. « Nous avons la même enveloppe budgétaire (1,4 M$) pour les contributions financières depuis plusieurs années. Celle-ci est répartie auprès de certains organismes à but non lucratif. Pour les nouvelles demandes, nous devons travailler avec la même enveloppe.

« L’arrondissement est en restriction budgétaire depuis au moins cinq ans. Nous faisons la demande à chaque année pour une augmentation, mais elle est constamment refusée. Si nous avions de nouvelles sources financières, ce serait intéressant pour M. Jean et son organisation.

« Je comprends les organisations qui reprochent à l’arrondissement de recevoir le même montant depuis de nombreuses années, mais je suis pris avec la situation budgétaire de l’arrondissement. Nous devons réduire pour présenter un budget équilibré. C’est malheureux, mais c’est ça », affirme M. Coutu.

Toutefois, M. Coutu n’est pas insensible à la situation de M. Jean. « Si nous avions une augmentation de notre enveloppe budgétaire, on pourrait lui remettre une contribution financière, car on croit en ses projets. C’est un organisme qui mériterait un rattrapage, mais pour le moment nous sommes serrés dans nos moyens financiers. »

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