La conseillère Dauphinais avait déclaré que ce bulletin se voudrait une réponse au Bulletin municipal de la Ville de Montréal-Est, publié par l’administration. Le bulletin est bilingue et on y trouve une présentation du RCME et de ses membres, une annonce pour le programme Pair, une réponse à l’article Sylvie Dauphinais perd la confiance du conseil, publié dans l’Avenir de l’Est, et une lettre de l’ancien maire, Yvon Labrosse.
La lettre de M. Labrosse est celle qui avait fait l’objet d’un article dans nos pages, le 14 octobre dernier. Dans cette lettre, l’ancien maire annonçait sa candidature à l’élection de 2013.
Le regroupement
Le RCME, dont faisait partie l’ancien maire Labrosse, avait milité pour la défusion de Montréal-Est au milieu des années 2000. Depuis la défusion, le groupe s’était dissous. « Plusieurs citoyens ont senti le besoin de ressusciter le regroupement à la suite de différents événements et décisions controversées qui ont été pris par la majorité du conseil municipal. Donc la mission du RCME sera d’informer et de défendre les intérêts des citoyens de Montréal-Est », peut-on lire dans le bulletin.
Le regroupement compte actuellement quatre membres, selon Mme Peccia, mais le groupe est à la recherche de nouveaux membres.
La réponse de Mme Dauphinais
Dans sa réponse à l’article du 24 novembre, Mme Dauphinais renvoie l’accusation de laisser filtrer des informations confidentielles au maire Robert Coutu et au conseiller Alain Dion. Elle prétend que M. Coutu l’« engueule » pendant une heure lors qu’elle se présente aux sessions de travail et que tous les conseillers sont alliés au maire : « l’équipe du maire veut par tous les moyens de me discréditer face aux citoyens, et les accusations de M.Coutu à mon égard sont du salissage pur et simple […] », écrit-elle.
Mme Dauphinais raconte avoir été absente des séances de travail seulement les fois où elle a été exclue et « le 23 novembre, évidemment que je n’étais pas présente, car je me sentais démolie après le congédiement des cadres clés de la Ville. »
Elle affirme que tous les conseillers, sauf elle, étaient d’accord pour la fermeture de la piscine des Vétérans et pour le projet de biométhanisation. Et qu’ils étaient tous contre son projet de faire des consultations publiques dans chacun de ces dossiers : « Tous les conseillers étaient déjà en accord avec le maire sur ce dossier. Moi, je voulais une consultation publique pour avoir le pouls de la population et pouvoir me battre avec eux », souligne-t-elle.
Rappelons toutefois qu’une consultation, menée par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), est actuellement en cours dans ce dernier dossier. Puisque le terrain de la carrière Demix est la propriété de la Ville de Montréal et que la gestion de matières résiduelles est une compétence de l’agglomération, Montréal a donc le pouvoir d’outrepasser les règlements locaux; Montréal-Est n’a donc aucun pouvoir sur ce projet.
Dans l’article de novembre, M. Coutu jetait le blâme sur l’inaction de Mme Dauphinais pour la perte d’un financement de 12 000 $ par le ministère de la Famille et des Aînés (MFA). De son côté, Mme Dauphinais met la faute sur le service des communications et sur M. Coutu qui aurait demandé l’arrêt du programme prétextant les coupes budgétaires découlant de la fermeture de Shell.
« Il n’en est rien. Ce n’est ni l’un, ni l’autre. La raison pour laquelle le dossier a été arrêté c’est que ce financement devait servir à payer un salaire pour s’occuper des familles et des aînés et que cela ne répondait pas au besoin de la Ville », déclare la conseillère Monique Major.
