« La rue Sherbrooke est reconnue pour être l’une des artères les plus utilisées et les plus fréquentées par les gens de l’est de Montréal, explique la mairesse Chantal Rouleau. Voilà pourquoi nous souhaitons la ramener à une échelle plus humaine en intégrant le transport actif et collectif pour qu’elle soit plus adaptée à notre réalité. »
Le projet, qui se fera en concertation avec les citoyens, a pour objectif de revoir intégralement l’aménagement de la rue afin de promouvoir un développement et une mobilité durable.
« La mise en service de la gare de Pointe-aux-Trembles nous offre une opportunité de développer les terrains vacants situés en périphérie pour donner une nouvelle image à ce quartier qui attire de plus en plus de familles », indique Mme Rouleau.
Retrouver l’équilibre
La rue Sherbrooke qui traverse six arrondissements et quatre villes, a été construite dans le quartier de Pointe-aux-Trembles en 1930.
« Le plan de réaménagement proposé par RDP-PAT englobera le tronçon à partir de la 40e Avenue jusqu’au Bout-de-l’Île, explique Yann Lesnick, conseiller en planification à l’arrondissement. Il y a plusieurs choses à revoir qui sont prioritaires et plusieurs autres qui seront à réaliser à long terme. »
Quatre étudiants en urbanisme à l’Université de Montréal faisaient aussi partie des panelistes de la soirée. Ils ont partagé leur vision de la rue Sherbrooke, et ce, même si plusieurs d’entre eux n’avaient jamais mis les pieds dans le quartier auparavant.
« Il y a un manque d’aménagements flagrant dans cette partie de la rue, explique Thomas Aubin. On dirait que cette artère a été conçue exclusivement pour les automobilistes, alors que beaucoup de piétons et de cyclistes empruntent régulièrement cette voie. »
C’est d’ailleurs l’un des points qui a été le plus soulevé pendant la soirée.
« Nous savons qu’il y a beaucoup de choses à améliorer. C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui, pour essayer de retrouver un équilibre et développer le plein potentiel que la rue Sherbrooke a à nous offrir », énonce la mairesse.
Des ateliers et d’autres consultations publiques se tiendront dans le quartier au cours des prochains mois. L’adoption du plan de développement est prévue pour le printemps 2015.
« Nous devons d’abord identifier les problèmes, pour ensuite trouver des pistes de solutions réalistes et valider nos idées auprès de la population. Cette dernière contribuera beaucoup dans ce processus de mise à jour de la rue Sherbrooke », conclut Caroline Lepine, conseillère en planification à l’arrondissement.
Les prochains ateliers de consultation publique auront lieu le 3 novembre prochain, de 19 h à 21 h, à la salle 108 du centre Roussin (12125, rue Notre Dame-Est)