« Nous étions en caucus avec des collègues dans une salle du Parlement, lorsque j’ai entendu de violents coups de feu tout près de notre porte, raconte la députée jointe au téléphone quelques minutes après les attaques. Des agents de sécurité sont rentrés dans la salle et nous ont ordonné de nous coucher par terre en dessous des tables. »
Ces mêmes agents auraient par la suite barricadé les portes et fait sortir les députés par la porte arrière de la salle.
« Nous nous sommes dépêchés à sortir et nous sommes maintenant dans un autre édifice en attente de nouvelles informations, dit Mme Péclet. Je suis encore un peu sous le choc car tout s’est passé très rapidement. »
Peur pour sa vie
Les événements, qui sont survenus vers 9 h 50 du matin, ont bouleversé la députée qui condamne les gestes des tireurs.
« J’ai eu très peur car les coups de feu sonnaient très près de notre porte. J’étais convaincue que la personne qui tirait s’en venait nous voir, alors oui, j’ai eu peur pour ma vie. Ma première pensée était pour ma famille. J’avais peur de ne plus jamais les revoir », raconte vraisemblablement émue Mme Péclet.
Elle déclare qu’elle condamne avec « véhémence » les événements survenus et espère que tout reviendra à la normale rapidement.
« Ce qui est arrivé aujourd’hui, est très grave. Utiliser la violence, c’est tout simplement inacceptable. Il y a d’autres moyens de faire passer son message et de montrer son mécontentement. Je ne comprends pas ce qui a poussé ces gens à s’armer et s’attaquer ainsi au Parlement, c’est inadmissible! »