Les Montréalestois pourront donc observer une baisse du trafic ferroviaire et, éventuellement, maritime dans le secteur, tel que l’avait annoncé le porte-parole d’Ultramar, Michel Martin, dans nos pages. Notons que les trains-bloc étaient utilisés depuis 1996 par Ultramar.
« Les citoyens qui circulent à proximité de nos installations de Montréal-Est n’auront plus à composer avec les passages fréquents du train aux différents passages à niveau sur la rue Marien. Notre diversification dans l’utilisation des moyens de transport des produits pétroliers contribuera à la réduction globale des risques », a expliqué Normand Tremblay d’Ultramar.
La nouvelle installation a nécessité un investissement de 390 M$ et permettra de réduire d’environ 37 000 tonnes par année les émissions de CO2 relié au transport du pétrole.
Rappelons toutefois que si le projet de la ligne 9 d’Enbridge va de l’avant, la vocation de la ligne Saint-Laurent ne sera pas changée, selon M. Martin. Le pétrole albertain serait alors acheminé à Montréal par l’oléoduc d’Enbridge, transporté à la raffinerie de Lévis par bateaux puis renvoyer au terminal de Montréal-Est par l’oléoduc Saint-Laurent. Lors d’une entrevue en décembre dernier, M. Martin avait toutefois précisé qu’advenant cette possibilité, le nombre de navires demeurerait inférieur au niveau qu’il était avant la construction de l’oléoduc Saint-Laurent.