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Ukraine: mise en service du sarcophage recouvrant la centrale de Tchernobyl

Le nouveau sarcophage de la centrale nucléaire

Rédaction - Agence France-Presse

L’arche de confinement recouvrant les débris radioactifs du réacteur accidenté de la centrale de Tchernobyl en Ukraine, théâtre d’un des plus graves accidents nucléaires de l’histoire, a officiellement été mise en service mercredi et placée sous le contrôle des autorités.

Construite par le consortium français Novarka, coentreprise des groupes français Bouygues et Vinci, la structure de 108 mètres de haut et 36.000 tonnes a été mise en place en 2016 avec plusieurs années de retard, puis totalement achevée en décembre 2018.

La mise en service de l’arche, qui doit assurer la sécurité du site pour les 100 ans à venir, va permettre le démantèlement du dôme précédent installé par les liquidateurs soviétiques.

Son coût de plus de 1,5 milliard d’euros a été financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la communauté internationale.

«Il s’agit d’une nouvelle étape dans la transformation de Tchernobyl en un environnement sûr et sans danger», a indiqué la BERD dans un communiqué.

«Aujourd’hui, nous recevons les clés de l’installation, créée par les efforts communs de dizaines de pays afin de protéger la planète entière et l’humanité de la contamination radioactive», a pour sa part déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky, présent à la cérémonie officielle.

Le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986 contaminant, selon certaines estimations, jusqu’aux trois quarts de l’Europe. Après cette catastrophe, les autorités ont évacué des centaines de milliers de personnes et un vaste territoire, couvrant plus de 2.000 kilomètres carrés, est resté abandonné.

Trois autres réacteurs de la centrale ont continué de fonctionner après le drame. Le dernier a été arrêté en 2000, marquant la fin de toute activité industrielle à Tchernobyl.

Les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima au Japon (2011) ont été classées au niveau 7 («effets considérables sur la santé et l’environnement»), soit le niveau de gravité le plus élevé, sur l’échelle internationale des accidents nucléaires (INES).

En 2005, un rapport controversé de l’ONU a estimé à 4.000 le nombre de décès avérés ou à venir dans les trois pays les plus touchés par la catastrophe de Tchernobyl. Un an plus tard, l’ONG Greenpeace a évalué à 100.000 le nombre de décès. De leur côté, les autorités ukrainiennes avaient fait état en 1998 d’environ 12.500 morts parmi les liquidateurs.

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