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Les chemins de Damas

Il y a eu Hama en 1982, avec ses dizaines de milliers de morts en quelques semaines. Il y a Homs aujourd’hui, avec son bain de sang quotidien. Le tiers au moins des 7 000 Syriens décédés depuis mars sont tombés dans cette ville du centre de la Syrie. Bachar el-Assad a vraiment chaussé les bottes de cuir de son père Hafez… 

Si Homs devait plier l’échine, ce serait la fin du Printemps syrien. Alors que faire? Plusieurs scénarios sont possibles :

Deux autres solutions ne doivent pas être écartées :

Alors que faire pour endiguer le «bain de sang atroce» (Obama, jeudi le 9 février)? Bachar el-Assad sait très bien que la «communauté internationale» ne peut rien contre lui. Pas question donc de «partir dans l’honneur». Si elle sourcille devant la cinquantaine de morts au quotidien, il se dit qu’elle finira bien par fermer les yeux, car elle n’a aucune carte maîtresse contre lui.

Si malgré tout, il devait y avoir un changement de régime à Damas, la Russie perdrait son plus grand allié arabe. Le Hezbollah libanais n’aurait plus que l’Iran comme principal soutien. Israël craindrait comme la peste l’arrivée d’islamistes sur son flanc nord.

Bref, les chemins de Damas risquent de déboucher sur des culs-de-sac explosifs.

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