Les partisans d’une coalition de réformistes et du président de l’Iran, Hassan Rohani, ont tenu leur premier rassemblement politique conjoint à Téhéran alors que des milliers de candidats se préparaient, jeudi, à lancer leur campagne électorale en vue des élections parlementaires iraniennes prévues le 26 février.
Des centaines de femmes et d’hommes de tous âges se sont réunis dans une salle publique du centre-ville de la capitale, scandant “les réformes remporteront les élections”. Lorsque le chef de la coalition à Téhéran, Mohammad Reza Aref, a fait son entrée en compagnie de sa femme, il a eu droit à un accueil digne d’un aspirant président.
M. Aref, qui a agi comme vice-président durant la présidence du réformiste Mohammad Khatami de 1997 à 2005, a répondu par un simple sourire et salué la foule de la main. “Vive les réformes, longue vie à Khatami!” a hurlé l’audience. Plusieurs participants arboraient un ruban bleu turquoise, la couleur officielle de la campagne électorale des réformistes.
La semaine dernière, M. Khatami, qui est très populaire auprès des jeunes et des femmes, avait exhorté ses fidèles à voter même si l’organisation chargée de superviser le scrutin, le Conseil des gardiens de la Constitution, a interdit à de nombreux réformistes connus de se présenter aux élections.
Durant le rassemblement de jeudi, Elahe Koulaei, l’un des candidates, a qualifié le scrutin de “seconde étape” après la victoire en 2013 de M. Rohani, qui est vu comme un modéré par le système politique iranien.
Mme Koulaei a affirmé qu’un Parlement avisé devrait être formé de femmes et d’hommes, une allusion à la présence de partisans de la ligne dure, pour la plupart de sexe masculin, au sein du Parlement actuel.
Mohammad Reza Aref a aussi tenté de séduire l’électorat féminin, promettant de travailler fort pour améliorer la situation des femmes en politique, notamment en augmentant le nombre d’entre elles qui occupent des postes exécutifs et législatifs.
Selon l’agence de presse officielle de l’Iran, plus de 6200 candidats, dont 586 femmes, ayant reçu l’autorisation de se lancer dans la course mèneront une campagne d’une semaine afin de mettre la main sur l’un des 290 sièges du Parlement.
