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De (très) petites voitures au CEATEC

Le salon CEATEC qui se déroule présentement à Tokyo vise à présenter les toutes dernières (et futures) technologies aux visiteurs Japonais et aux médias étrangers, des nouveaux téléphones aux prototypes futuristes de maisons intelligentes. Contrairement aux autres salons du genre, les voitures y prennent aussi une place prépondérante. Au menu: des automobiles électriques (évidemment), parfois vraiment petites!

Nissan et Toyota sont les deux principaux constructeurs qui présentent ces voitures au CEATEC.

Les modèles varient, mais ce sont pour la plupart des véhicules pour un seul passager (Nissan a bien un modèle à deux places, mais il faut vraiment avoir de petites jambes pour s’installer à l’arrière), qui offrent une vitesse et une autonomie limitée, et généralement aucune porte!

La COMS de Toyota – en vente depuis cet été au pays du soleil levant – offre par exemple une autonomie de 50 km, un temps de recharge de 6 heures et une vitesse maximale de 60 km/h. On s’en doute, la voiture est donc conçue pour la ville uniquement (il faudrait en fait une trentaine d’heures, incluant les temps de recharge, pour se rendre de Montréal à Québec avec une COMS!).

Ses avantages? Elle est relativement abordable (mais pas autant que je m’y attendais, puisqu’elle est offerte entre 8000 et 10 000$) et contrairement aux voitures électriques habituelles, celle-ci peut être rechargée dans une prise de courant régulière.

Selon le responsable du produit chez Toyota avec qui je me suis entretenu, la moitié des acheteurs de la COMS sont pour le moment des entreprises qui font de la livraison, comme des dépanneurs.

À savoir pourquoi la voiture n’offre aucune porte (une question qui me chicotait, quelques jours seulement après avoir affronté un typhon lors de mon arrivée à Tokyo!), Toyota affirme que ce choix leur permet de réduire le prix et le poids de l’appareil.

L’absence de porte permet aussi de ne pas installer d’air climatisé dans la COMS, ce qui augmente également l’autonomie de la voiture.

Inutile d’attendre l’arrivée de la COMS de ce côté-ci du Pacifique par contre, puisque Toyota ne prévoit pas exporter son véhicule pour le moment et que, de toute façon, la voiture n’est clairement pas prête pour nos rudes hivers.

Je crois quand même qu’avec quelques améliorations, le genre pourrait trouver preneur ici également (même s’il resterait marginal, on s’entend).

Les livreurs sont un bon exemple, mais je pense aussi aux familles qui doivent s’équiper d’une seconde voiture pour que les deux parents puissent aller travailler: dans bien des cas, un second véhicule à une place serait amplement suffisant, surtout que celui-ci serait en plus abordable, qu’il ne demanderait pas d’essence et qu’il ne prendrait presque pas de place dans le garage!

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