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Un peu de mathématiques : Whitaker = victoire des Alouettes

Si Anthony Calvillo est le moteur de l’offensive, Brandon Whitaker en est le carburant. Et lorsqu’ils «manquent de gaz», pas de besoin de vous dire que les succès sont rares pour les Alouettes.

L’équation est simple et éprouvée pour Montréal : quand ils utilisent bien leur porteur de ballon vedette, la victoire leur échappe rarement.

Et pourtant, lors de certaines rencontres comme celle de samedi dernier contre les Lions de la Colombie-Britannique, on a encore parfois l’impression que l’entraîneur-chef Marc Trestman semble prompt à oublier Whitaker.

Oui, il peut compter sur le meilleur quart-arrière de la LCF. Oui, il mise sur un des groupes de receveurs les plus talentueux et polyvalents du circuit. Or, dès que le jeu au sol ne produit pas tôt dans le match, il remise peut-être un peu rapidement cette facette de son unité offensive.

Pourtant, plusieurs vous le diront : une bonne attaque repose souvent sur une notion d’équilibre. Un jeu au sol bien établi facilite la tâche de n’importe quelle attaque aérienne. Ce principe footballistique s’applique aussi bien aux Alouettes.

La preuve
Depuis deux saisons, quand Brandon Whitaker court avec le ballon à plus de 15 occasions par match, les Alouettes connaissent du succès : ils ont en effet inscrit huit victoires et n’ont baissé pavillon qu’une seule petite fois quand leur porteur de ballon vedette a été bien occupé!

Appliquons la logique inverse. En deux campagnes, la formation montréalaise a perdu 66 % de ses affrontements (6-12) lorsque le numéro 2 a porté le précieux objet à moins de 15 reprises.

Et cette tendance est encore plus frappante lorsqu’on prend en considération l’implication de ce dernier dans le jeu de passe. Quand celui qu’on surnomme «Two way» a touché au ballon à plus de 20 occasions cette année, il en a résulté trois gains mont­réalais.

Oui, l’attaque terrestre peut parfois prendre du temps à débloquer. Toutefois, à mesure que progresse une rencontre, la défensive adverse tend souvent à se fatiguer. Si les Alouettes ne perdent pas par une marge trop importante, ils n’ont aucune raison de ne pas mettre le ballon dans les mains de ce véritable catalyseur de victoires.

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