Personne ne l’avait prédit, mais les Devils et les Kings croiseront le fer ce soir dans le cadre du premier match de la finale de la Coupe Stanley.
Les Devils du New Jersey, sixième dans l’Est, et les Kings de Los Angeles, huitième dans l’Ouest, n’étaient pas les favoris au début des séries éliminatoires. Cela ne veut toutefois pas dire que la grande finale entre ces deux équipes ne sera pas divertissante. Bien au contraire. Mais qui l’emportera? Pour essayer d’y voir plus clair, analysons les forces et les faiblesses des deux formations.
- L’attaque
À part les Penguins de Pittsburgh et les Flyers de Philadelphie, qui se sont échangé des buts en première ronde aussi vite que des enfants s’échangent la gastro, les Kings et les Devils ont été les plus efficaces à l’attaque en séries, avec des moyennes de buts par match de 2,93 et de 2,83 respectivement.
Les deux meilleurs joueurs de chaque côté – Ilya Kovalchuk et Zach Parise pour les Devils et Dustin Brown et Anze Kopitar pour les Kings – répondront certainement à l’appel. Ce n’est donc pas là qu’une des deux équipes aura l’avantage. Les Devils comptent toutefois sur un quatrième trio extrêmement efficace depuis le début des séries – 19 points jusqu’à maintenant. Si la deuxième unité des Kings, composée de Mike Richards, Jeff Carter et Dustin Penner, n’est pas plus régulière, les Kings risquent de perdre la guerre des buts.
- La défense
Les Kings comptent sur le meilleur défenseur en finale : Drew Doughty. Toutefois, Bryce Salvador, des Devils, est l’arrière le plus productif en attaque jusqu’à maintenant, avec une récolte de 11 points. De plus, on ne peut sous-estimer l’impact du jeu avec la rondelle de Martin Brodeur. N’empêche, la ligne bleue californienne semble être la plus solide.
- Les gardiens
Le vieux routier contre le jeune loup. À 40 ans, Brodeur défie tous les pronostics et pourrait très bien soulever le trophée Conn Smythe, remis au joueur le plus utile des séries, si les Devils l’emportent. Le Québécois a peut-être accordé quelques mauvais buts ce printemps, mais il a tout de même eu le dessus sur Henrik Lundqvist, un candidat au trophée Vézina, en finale de l’Est. Parlant de candidat au Vézina, Jonathan Quick est tout simplement éblouissant devant le filet des Kings. Le jeune américain a accordé plus de deux buts dans un match seulement deux fois en séries. Après trois rondes, il a une moyenne de buts accordés de 1,54 et un pourcentage d’arrêt de ,946.
- Les unités spéciales
Les Kings et les Devils ont tous deux connus des problèmes avec leurs unités spéciales. Los Angeles a un taux d’efficacité pitoyable (8,1 %) en avantage numérique jusqu’à maintenant. New Jersey, pour sa part, ne tient en échec ses adversaires que 74,2 % du temps en se défendant en désavantage numérique. On a donc l’impression que les unités spéciales ne joueront pas un grand rôle en finale.
- Les impondérables
Normalement, en séries, on parle de l’avantage de la glace. Ce ne sera peut-être pas le cas cette fois-ci. Les Kings n’ont pas perdu un seul match à l’extérieur jusqu’à maintenant. Ils ont pris une avance de 2-0 dans chacun de leurs trois duels. Les Devils auraient peut-être préféré que la finale commence en Californie finalement.
- Prédiction :
Kings en six matchs