Une participation à la finale de la Ligue des champions de la CONCACAF, l’embauche de Didier Drogba, un passage en séries de la MLS: 2015 a été riche en rebondissements pour l’Impact de Montréal. L’entraîneur-chef Mauro Biello a accepté de faire le bilan annuel de son équipe pour Métro.
Le premier grand moment de l’équipe en 2015 a été son parcours en Ligue des champions de la CONCACAF. Vous l’avez vécu en tant qu’adjoint de Frank Klopas. Qu’avez-vous appris de cette expérience?
C’était extraordinaire. Nous avons appris à quel point c’est difficile de gagner des matchs dans des environnements hostiles, par exemple, lorsque nous avons affronté Alajuelense au Costa Rica. Nous avons fait du bon travail. Club América, contre qui nous avons joué en finale, a très bien joué durant la Coupe du monde des clubs.
Comment expliquez-vous que ces succès à l’international ne se soient pas traduits en succès dans la MLS en début de saison?
Quand tu vis de grandes émotions, ce n’est pas toujours facile de s’en remettre. Être si proche [de la victoire] contre Club América dans la deuxième demie et perdre… Ça nous a pris un peu de temps pour passer à autre chose. Nous avons également dû composer avec des joueurs clés qui ont subi des blessures, ce qui a cassé notre rythme.
Vous avez passé quatre ans comme adjoint en MLS avant de devenir entraîneur-chef. À quel point et comment ces années vous ont-elles préparé à prendre les commandes du club?
En tant qu’adjoint, tu apprends ce qui marche et ce qui ne marche pas. Tu commences à définir un peu ton style d’entraîneur.
Une fois que vous avez remplacé Frank Klopas, comment s’est passée la transition vers votre rôle d’entraîneur-chef? Comme adjoint, vous deviez être plus proche des joueurs, ce qui est moins le cas en tant que grand patron…
J’ai été capable de conserver une distance respectueuse entre moi et les joueurs. Au moment où le changement a été fait, je pensais que les choses n’allaient pas et je voulais faire des modifications.
J’ai fait des changements sur le plan de la communication. J’ai aussi voulu amener un peu de créativité à l’entraînement et changer l’état d’esprit. Les joueurs ont bien absorbé ces changements et y ont cru.
Quand vous avez été nommé entraîneur-chef par intérim, vous avez parlé de vouloir ramener le sentiment de fierté au sein de l’Impact. Pensez-vous avoir réussi?
C’était la première chose que je voulais faire. Je suis originaire d’ici. Je sais ce que ça veut dire d’avoir du succès à Montréal et je voulais le transmettre aux joueurs, leur faire comprendre que si nous avions du succès, la ville allait nous embrasser. Je voulais que tout le monde partage cet état d’esprit et se sente important. Si tu vas travailler le matin en sachant que tu es important, tu vas pousser un peu plus.
Impossible de parler des succès de l’équipe sans parler de Didier Drogba. Qu’a-t-il apporté en se joignant à l’Impact?
Tout de suite, il a amené ce leadership. Quand un grand champion entre dans le vestiaire, tout le monde est à l’écoute. Il a aidé sur le plan de la mentalité et, avec tous les buts qu’il a marqués, il a évidemment eu un impact majeur sur nos succès sur le terrain.
Votre utilisation de Patrice Bernier a été différente de celle de votre prédécesseur. Même s’il a été très professionnel, il semblait assez clair que le capitaine n’était pas tout à fait satisfait de son utilisation sous les ordres de Klopas. Vous lui avez laissé plus de place quand vous avez pris les rênes de l’équipe et il vous l’a bien rendu en ayant un impact majeur en séries.
Quand j’ai pris les rênes de l’équipe, il était encore blessé. Je lui ai dit de se remettre et de travailler fort pour qu’il soit prêt à profiter de sa chance. Quand elle est arrivée, il l’a fait et il a joué. Il a été très important en fin de saison et en séries.
À quoi devez-vous vous attaquer au début de l’année 2016 en tant qu’entraîneur-chef et directeur du personnel de l’Impact?
Il faut évaluer l’effectif, évaluer les éléments dont nous avons besoin pour améliorer l’équipe et surtout bien préparer le groupe durant le camp d’entraînement.
Il y a toujours des acquisitions à faire. Nous avons perdu Justin Mapp aux mains de Kansas City. Il y a la blessure d’Andrés Romero et la situation avec Dilly Duka (il n’a toujours pas signé de nouveau contrat avec l’Impact). Nous cherchons un joueur capable de les remplacer sur les côtés, en milieu de terrain. Nous nous concentrons sur cette position.
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Un souhait pour 2016
Nous avons demandé à chacun de nos intervenants leur souhait pour l’année 2016. Voici celui de l’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal, Mauro Biello.
«Je souhaite amener le bonheur que nous avons donné à nos partisans cette saison en 2016. Même en offrir encore plus. Nous voulons poursuivre sur notre lancée.»
