Le président Barack Obama a annoncé mercredi qu’il avait demandé à son vice-président, Joe Biden, de diriger un groupe de réflexion pour réduire la violence causée par les armes à feu. Il a réitéré sa volonté de recourir à tout le pouvoir que lui confère son poste afin de contribuer à éviter la répétition d’un drame comme celui de Newtown.
Ceci dit depuis le massacre de Sandy Hook vendredi dernier, des fusils ont causé la mort de policiers à Memphis et à Topeka, d’une femme à las Vegas, de trois personnes dans un hôpital de l’Alabama, et d’un enfant de quatre ans, mort dans une fusillade au volant dans le Missouri. Ce qui renforce la légitimité du président dans ce qui pourrait devenir un nouveau bras de fer avec les Républicains.
Le groupe de travail gouvernemental se penchera notamment sur la réglementation de la vente de fusils d’assaut et de chargeurs à forte capacité. Les politiques relatives à la santé mentale et la violence dans la culture populaire seront également examinées.
Mais quelles leçons doit tirer Obama des expériences précédentes? À titre d’exemple, les fusils d’assaut sont interdits dans le Connecticut grâce à une interdiction similaire à celle de 1994, mais tout porte à croire que le bushmaster utilisé par Adam Lanza avait été acheté et enregistré légalement. La nouvelle loi devra s’efforcer d’éviter de pareilles exceptions pour être réellement efficace.
Obama avait déjà annoncé qu’il était favorable à une interdiction des fusils d’assaut comme celle proposée par Diane Feinstein qui avait, dans les années 1990 au lendemain du massacre de Stockton en 1989, œuvré a l’élaboration d’une interdiction similaire. Selon une étude menée en 2004 sur les effets de l’interdiction, la loi comportait beaucoup trop d’exceptions, par exemple, les armes à feu et chargeurs fabriqués avant 1994 étaient exclus de l’interdiction ce qui veut dire que plus d’1.5 millions de fusils d’assaut restaient en circulation. De plus, on pouvait encore importer des chargeurs à grande capacité tant et aussi longtemps que ceux-ci avaient été fabriqués avant l’interdiction.
Il est essentiel pour Obama d’éviter une nouvelle interdiction bonbon.