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Élimination crève-cœur du Canadien!

En ce lendemain de veille difficile, dûe à l’élimination crève-cœur du Canadien, je roulais tranquillement quand Philippe Marcoux a lancé, sur les ondes de C’est bien meilleur le matin, à la première chaîne de Radio-Canada, qu’il était content que la défaite des Glorieux fût claire. Selon lui, elle nous aurait épargné un long été de radotage sur les erreurs d’arbitrage.

Puis, le chevronné analyste de La Presse et de RDS, François Gagnon, en a rajouté une couche. À le croire, les Sénateurs ont taillé en pièce un Canadien de Montréal qui n’était pas aussi bon que sa deuxième place dans la section de l’Est le laissait croire.

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas un «Talifan». Certes, les Sénateurs ont gagné haut la main leur première série en six ans, mais le Canadien n’est pas une équipe pourrie et «petite». Par honnêteté journalistique, sur les cinq matchs de cette première série, le Canadien en a dominé outrageusement trois.

N’eut été de l’extraterrestre gardien des Sénateurs, la série aurait duré jusqu’au septième match. Avec son état de grâce et ses arrêts venus d’une autre planète, Craig Anderson a volé la confrontation. Sinon, le Canadien aurait pu se réveiller ce matin avec une avance de 3 à 2.

Pire, en plus d’un gardien aussi extraordinaire au taux d’efficacité lunaire et à la moyenne surhumaine de buts accordés, le tournant de cette série a été incontestablement l’agression du meilleur centre du Canadien.

Dès le match un, quand le Sénateur «Hannibal» Gryba a assommé «mortellement» Lars Eller, c’était fini. Vous rappelez-vous de la première ronde des séries éliminatoires de 2006? Le Canadien est revenu à domicile avec une incroyable avance de 2 à 0 contre les Hurricanes de la Caroline.

Au match numéro 3, ici au Centre Bell, Saku Koivu, le capitaine et pilier de l’équipe, a reçu un coup sournois qui a failli lui coûter un œil. On connaît la suite de l’histoire. Sans Koivu et en face d’un Cam Ward, pourtant substitut, qui a relevé magistralement le gardien partant, les Hurricanes ont gagné quatre parties de suite pour éliminer les Glorieux. Ils ne se sont plus arrêtés jusqu’à brandir la coupe Stanley.

Morale de l’histoire, les Sénateurs ont une grande chance d’aller jusqu’au bout de leur quête du Graal. «Hannibal» Gryba éliminera ses adversaires surdoués et Craig Anderson risquerait d’hypnotiser toutes les attaques, petites ou grandes, pour rééditer l’exploit de la Caroline en 2006.

Quant au Canadien, il doit ignorer les médisances pour ne pas chambarder sa stratégie à long terme et bâtir imperturbablement une équipe à la hauteur de l’histoire du club et de ses partisans qui sont toujours là, bon an, mal an.

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