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Un État palestinien indépendant est la solution!

C’est la seule démocratie parmi les barbares et les terroristes, voilà l’argument phare des amis d’Israël. Comment peut-on oublier aussi facilement le nœud du problème? Le peuple palestinien n’a-t-il pas lui aussi droit à un pays?

En 1947, alors que la communauté internationale reconnaissait l’État d’Israël, elle reconnaissait également son droit au peuple palestinien à avoir un pays libre au côté de l’État hébreu. C’est à ce rêve inachevé du peuple palestinien qu’il faut trouver une solution définitive.

Pourtant, depuis 40 ans, Israël planifie et réalise son expansion en Cisjordanie et son contrôle absolu de Jérusalem. Les preuves s’accumulent avec la construction du mur, l’implantation de colons sur les terres palestiniennes, l’exploitation de ressources naturelles d’un territoire occupé et l’annexion unilatérale de Jérusalem-Est. Autant d’initiatives condamnées par le droit international.

Résultat : l’autorité palestinienne gère des territoires emmurés et charcutés par les colonies. Beaucoup de Palestiniens humiliés abandonnent leurs terres ou sont réduits à demander des permis pour circuler chez eux.

Avec le chômage, la pauvreté due à l’embargo, les frappes israéliennes et les humiliations répétées, des groupes islamistes radicaux ont émergé dans la bande de Gaza. Ces djihadistes pires qu’Al-Qaïda sont hors du contrôle même d’un Hamas trop laxiste à leurs yeux!

Malgré toutes ces frustrations et la radicalisation d’une frange de la population, la majorité des habitants des territoires palestiniens n’aspire qu’à la paix. Ces territoires essayent de sortir la tête de l’eau avec une administration dont le travail est salué par les instances internationales.

C’est dans l’intérêt d’Israël et de toute la région qu’il y ait deux États, l’un israélien, qui existe déjà, et l’autre palestinien, auquel rêvent tous les Palestiniens. Apaisé, l’ensemble prônera alors la paix et le bon voisinage.

Et arrêtons de comparer la force de frappe d’Israël avec celle du Hamas. Israël est plus puissant militairement que toutes les armées de la région réunies et compte sur le soutien indéfectible des États-Unis, l’arsenal militaro-industriel le plus puissant de notre planète.

L’État qui dispose de plus de pouvoirs doit s’imposer plus de responsabilités. Il faut arrêter le cercle infernal de la haine et de la guerre, car personne n’est gagnant dans cette équation, et chaque mort civile, quelle que soit son origine, est inhumaine!

Au Moyen-Orient, il manque un État et Israël rend de plus en plus impossible sa création. Aujourd’hui, personne sur notre planète ne peut faire de pressions sur Israël, ni même ses amis, les États-Unis et l’Union européenne. Chaque fois, ses dirigeants brandissent l’épouvantail de la sacro-sainte sécurité israélienne dans une région où il n’y a pas de pitié pour les faibles. Jusqu’à quand?

Cette chronique recourt au même argumentaire qu’un long billet publié sur mon blogue le 19 novembre 2012.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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