Une cinquantaine de jeunes de 15 à 35 ans d’origines diverses s’affairent cette semaine à trouver des solutions pour contrer la radicalisation, dans le cadre de l’École d’été de l’Institut du Nouveau Monde.

«Ça fait partie d’un projet pilote qui veut traiter de la radicalisation à travers l’idée d’une meilleure inclusion de la diversité, a souligné mardi Faïçal Lounis, étudiant à la maîtrise en administration internationale et l’un des leaders du projet pilote, qui est soutenu par le ministère québécois de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion. On a besoin que les jeunes contribuent en faisant part de leurs réalités sur le terrain.»

Mardi matin, les participants en avaient beaucoup à dire, débattant de leurs préoccupations, comme le discours haineux, la liberté d’expression et l’identité québécoise. Il en est ressorti que l’éducation peut être un moyen fort pour favoriser l’inclusion.

«Ça commence par de l’éducation au primaire, avant que l’enfant ne soit plus capable d’aller vers l’autre, a estimé Imane El Mahi, étudiante en sociologie à l’Université de Montréal. À l’école, on n’apprend pas assez à être tolérant et à connaître les autres cultures. Il faut créer plus de milieux de socialisation interculturelle.»

«Il faut décortiquer l’idée d’un Québec inclusif. On croit que c’est un fait accompli quand ça ne l’est pas en réalité.» – Dahlia El Daly, 24 ans

«L’éducation est très importante, mais il faut d’abord une reconnaissance du problème de racisme systémique, a renchéri son amie Dahlia El Daly. J’ai grandi au Québec et j’avais de la difficulté à m’identifier en tant que Québécoise simplement parce qu’on me demandait souvent d’où je viens et on me faisait sentir comme une imposteure parce que ma langue maternelle n’est pas le français. Demandons-nous pourquoi des jeunes qui sont nés ici sentent ce détachement.»

Outre des ateliers de discussions, les participants au profil Vivre ensemble de l’École d’été pourront assister à divers panels et conférences liés au multiculturalisme organisés par le Forum social mondial, qui se déroule simultanément. À la fin de la semaine, un comité d’une douzaine de jeunes doit être créé pour mettre en action les solutions identifiées.

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