Marvin Rotrand et Elsie Lefebvre

Coalition Montréal présentera-t-il un candidat à la mairie de Montréal le 5 novembre ou mettra-t-il la clef sous la porte? Les membres du parti d’opposition, qui compte deux élus à l’hôtel de ville, décideront de l’avenir de la formation politique pendant le congrès, jeudi soir.

L’avenir du parti fondé en 2013 par l’économiste Marcel Côté d’une réunion de Vision Montréal et de candidats issus de plusieurs horizons semble bien flou. Avec une dette de plus de 276 000$ (au 31 décembre 2016), héritage d’une dernière campagne électorale qui a permis à Marcel Côté d’obtenir 13% des suffrages, loin derrière Denis Coderre et Mélanie Joly, Coalition Montréal vit «une lente agonie financière», comme le décrit le directeur du parti, Laurent Blanchard.

«On est partagé entre le désir de voir se poursuivre les idéaux de Marcel Côté [décédé en 2014] et nos problèmes financiers», admet celui qui fut maire intérimaire de Montréal en 2013 et qui refuse de se porter candidat en novembre.

L’avenir du parti se décidera jeudi sur le vote des 250 membres. «Il y a aura plusieurs questions, avance le chef intérimaire de Coalition Montréal, Marvin Rotrand. Doit-on fermer la boutique? Va-t-on présenter un candidat à la mairie? Va-t-on présenter des candidats dans des arrondissements? Mais ce qui est déjà exclu, c’est de présenter des candidats partout, à tous les postes.»

Marvin Rotrand évasif
Trois élus ont déjà quitté Coalition Montréal depuis le dernier scrutin électoral. Russell Copeman et Réal Ménard ont rejoint le camp de Denis Coderre tandis que Benoit Dorais briguera une troisième fois la mairie du Sud-Ouest sous les couleurs de Projet Montréal. L’avenir d’Elsie Lefebvre, conseillère dans Villeray, et Marvin Rotrand, doyen du conseil municipal, reste indécis.

«Je n’ai pas pris de décision sur mon avenir, mais je ne veux pas être candidat à la mairie de Montréal.» – Marvin Rotrand, chef de Coalition Montréal

Élu une première fois en 1982, le conseiller de Snowdon avoue «s’interroger». «J’ai peut-être mérité une retraite, explique Marvin Rotrand, 66 ans. Mais peut-être que le conseil a toujours besoin de quelqu’un pour faire la paix, faire avancer des idées et créer des consensus».

Tout en prônant «plus de diversité parmi le conseil municipal», l’intéressé «ne ferme pas la porte» à une candidature comme indépendant et réclame une assemblée moins partisane. «Aucun élu d’Équipe Coderre n’a jamais voté contre la ligne du parti, regrette-t-il. Il faudrait des votes libres, avec plus de pouvoir pour les conseillers.»

Elsie Lefebvre très courtisée
Selon nos informations, Elsie Lefebvre, 38 ans, ne manque pas de propositions. La conseillère de Villeray est fortement courtisée par l’Équipe Denis Coderre, mais aussi Projet Montréal. Avec le parti de l’opposition officielle, elle pourrait être candidate à la mairie de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension contre la mairesse sortante, Anie Samson.

«Avoir avec nous des politiciens progressistes qui réussissent à créer des quartiers de vie familiaux, comme l’ont fait Elsie [Lefebvre] et Benoit Dorais [maire du Sud-Ouest qui vient de rejoindre Projet Montréal], ça nous intéresse», assure Marc-André Viau, attaché de presse de Projet Montréal.

«Elle a même le potentiel pour devenir un jour mairesse de Montréal, ajoute également Laurent Blanchard. Elle doit assumer ses talents.»

Contactée par Métro, l’intéressée n’a pas souhaité émettre de commentaire.

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