LONGUEUIL, Qc — C’est la 204e information transmise par le public qui a permis aux enquêteurs de mettre la main au collet du suspect qui a violemment agressé une joggeuse le 2 septembre dans le Parc national du Mont-Saint-Bruno, en Montérégie.

C’est ce qu’a révélé en point de presse lundi après-midi Mario Plante, le directeur adjoint et chef des enquêtes criminelles au Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Peu de temps auparavant, Yves Roy, âgé de 46 ans, était formellement accusé au palais de justice de Longueuil de trois chefs d’accusation: tentative de meurtre, séquestration et vaincre la résistance à la perpétration d’une infraction (tentative d’étranglement).

Le suspect avait été arrêté vendredi vers 18h à proximité de son domicile situé à Sainte-Julie, sur la Rive-Sud de Montréal.

M. Plante a souligné que les policiers ont réussi à retracer l’agresseur en grande partie grâce à l’aide des citoyens.

Près de 450 informations ont été reçues du public et traitées par les enquêteurs après la diffusion du portrait-robot du suspect.

Jean-François Robert, l’inspecteur en chef aux enquêtes criminelles du SPAL, a précisé que le signalement clé qui a permis l’arrestation du suspect a été effectué par une personne de son entourage.

Celle-ci avait remarqué un changement dans l’attitude d’Yves Roy dans les jours qui ont suivi l’agression et une nervosité après la diffusion du portrait-robot.

Selon M. Robert, le suspect a agi seul. Il se serait rendu au Mont-Saint-Bruno dans l’objectif de commettre son crime. Il ne connaissait pas la victime et l’aurait choisie parce qu’elle se trouvait seule dans un endroit isolé.

Yves Roy n’était pas armé. Après avoir plaqué sa victime au sol, il lui aurait asséné de nombreux coups avant d’essayer de l’étrangler.

D’après le récit des policiers, la dame, âgée dans la cinquantaine, se serait débattue avec énergie et aurait réussi à se défaire de l’emprise de son assaillant. Le suspect aurait alors pris la fuite.

La victime s’en est sortie avec des fractures aux côtes et à une cheville, en plus de nombreuses ecchymoses.

M. Robert a précisé qu’un prélèvement d’ADN du suspect a permis de le relier directement à un élément de preuve saisi sur la scène de crime.

Yves Roy aurait également fait des déclarations aux policiers qui seront déposées en preuve.

Le SPAL croit que le suspect, qui avait des antécédents judiciaires, pourrait être impliqué dans d’autres crimes violents non résolus.

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