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Les policiers de Châteauguay, en Montérégie, ont démantelé jeudi matin un réseau de trafiquants de stupéfiants et épinglé dix suspects, dont la présumée tête dirigeante du réseau.

L’opération baptisée Kojak, qui a mobilisé 80 policiers, s’est mise en branle à 5h00 par une série de huit perquisitions dans des résidences privées et quatre autres dans des véhicules.

Quatre de ces perquisitions visaient des résidences de Châteauguay, deux autres se sont déroulées à Sainte-Martine et les deux dernières ont eu lieu à Saint-Isidore et à Hudson.

«Il s’agit d’un réseau local», a indiqué l’agente Nathalie Langevin, du Service de police de la ville de Chateauguay en entrevue avec La Presse canadienne, précisant qu’on n’avait pas établi pour le moment de liens avec les grandes organisations criminelles connues.

De toute évidence, le réseau était autosuffisant, du moins pour ce qui est de la production et de la distribution de cannabis.

«Il y a eu des serres (de culture de cannabis) de démantelées dans certaines des résidences visées», a expliqué Mme Langevin.

Selon un bilan préliminaire, les policiers ont mis la main sur plusieurs milliers de dollars d’argent comptant, plusieurs dizaines de kilogrammes de cannabis en vrac et quelque 300 plants de cannabis en culture, environ 200 comprimés dont la nature exacte reste à confirmer, une quantité importante de cocaïne et une arme à feu.

Les dix suspects, sept hommes et trois femmes âgés de 22 à 63 ans, doivent comparaître vendredi au palais de justice de Valleyfield sous une kyrielle d’accusations liées au trafic, à la production et à la possession de stupéfiants, notamment.

L’opération de jeudi matin était l’aboutissement de huit mois d’enquête. «C’est une enquête qui a vu le jour en février 2016, principalement initiée par des informations provenant du public», a précisé Nathalie Langevin.

Les enquêteurs de Châteauguay ont bénéficié, pour cette opération, du soutien de leurs confrères de la Régie intermunicipale de police Roussillon, du Service de police de l’agglomération de Longueuil, de la Sûreté du Québec et des Peacekeepers de la réserve mohawk de Kahnawake, mais aucun lien avec la réserve ou des habitants de celle-ci n’est en cause.

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