Un sondage réalisé mardi par Léger, le Journal de Montréal et TVA a révélé qu’une grande proportion de Québécois (72%) trouve inacceptable la surveillance policière du téléphone d’un journaliste afin d’identifier ses sources.

Dans une proportion de 74%, les Québécois estiment qu’une enquête indépendante sur les pratiques policières à l’égard des journalistes doit être mise en place.

Pour 38% des répondants, le chef du SPVM, Philippe Pichet, n’a plus la légitimité d’exercer ses fonctions. 35% ont répondu «ne sais pas/préfère ne pas répondre» à cette question.

83% des répondants ont affirmé avoir entendu parler de l’enquête du Service de police de la Ville de Montréal sur la surveillance téléphonique d’un journaliste. 63% d’entre-eux ont le sentiment que la presse est libre au Québec, et 75% affirment que la surveillance faite par le SPVM auprès des journalistes menace la liberté de presse.

72% des Québécois sondés croient que le rôle des journalistes est de faire des enquêtes approfondies sur les pouvoirs publics.

Ce sondage fait référence à la surveillance policière dont a été l’objet le chroniqueur de La Presse, Patrick Lagacé. Depuis ces révélations, qui ont fait surface lundi, d’autres cas de surveillance de journalistes ont été mis en lumière. Un enregistrement a aussi refait surface, dans lequel on peut entendre Mario Guérin, assistant du directeur pour la région Sud au SPVM, lancer une «chasse aux journalistes» pour découvrir quels agents parlaient aux reporters.

Le premier ministre Philippe Couillard a annoncé mardi que la surveillance des journalistes par les services policiers et les demandes de perquisitions qui les concernent seront soumises à une analyse plus exhaustive.

Le sondage a été réalisé sur le web, auprès d’un échantillon représentatif de 760 Québécois.

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