Administration portuaire de Montréal La Jetée Alexandra

MONTRÉAL — Les grandes villes portuaires du Canada s’attendent à connaître une bonne année en 2017, grâce à la visite de plus de navires de croisière, attirés par un huard faible ainsi que par les festivités du 150e anniversaire de la fédération et du 375e anniversaire de Montréal.

Tous les ports maritimes canadiens — dans les provinces de l’Atlantique, au Québec et en Colombie-Britannique — s’attendent à une hausse du trafic de navires de croisière cette année. «Le Canada a la cote actuellement», soutient Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal.

Avec l’ouverture, en mai, de la toute nouvelle gare maritime au quai Alexandra, en face du musée Pointe-à-Callière, le Port de Montréal prévoit que le nombre de passagers et membres d’équipage devrait grimper de 28 pour cent cette année, comparativement à l’an dernier, pour atteindre 110 000 personnes.

La métropole fête cette année son 375e anniversaire de fondation, en plus du 150e anniversaire de la fédération canadienne.

La présidente-directrice générale du Port de Montréal, Sylvie Vachon, rappelle que la métropole sera au coeur de ces deux anniversaires. «Le commerce maritime a joué un rôle majeur dans le développement de la ville mais aussi du pays tout entier», a-t-elle insisté en entrevue.

On estime que ces nouveaux croisiéristes pourraient dépenser dans la métropole 5,5 millions $ de plus que l’an dernier, ce qui porterait les retombées économiques à environ 30 millions $, croit Tourisme Montréal.

Les ports des provinces de l’Atlantique s’attendent aussi en 2017 à une hausse de plus de 10 pour cent du nombre de passagers en escale, qui s’était approché l’an dernier de 600 000, a indiqué Brian Webb, directeur exécutif de l’agence Cruise Atlantic Canada, établie en Nouvelle-Écosse.

En 2012, les croisiéristes ont dépensé en moyenne environ 150 $ chacun dans les ports canadiens, soit près de 262 millions $ au total, selon la plus récente étude menée par l’industrie. Plus des trois quarts de ces dépenses ont été faites en Colombie-Britannique, où sont descendus 54 pour cent des quelque deux millions de croisiéristes venus au Canada en 2012.

Brian Webb attribue surtout cette hausse du nombre de visiteurs à la faiblesse du dollar canadien, ce qui a poussé il y a un an ou deux les lignes de croisière à ajouter des escales dans des ports canadiens pour l’été prochain.

Le 150e anniversaire de la fédération, les Grands Voiliers à Halifax, fin juillet, et les efforts des offices de tourisme des provinces de l’Atlantique ont aussi contribué à cette hausse anticipée, estime Lane Farguson, du Port de Halifax. Ce port, le plus important des Maritimes, a accueilli 238 000 croisiéristes en 2016, une hausse de sept pour cent par rapport à l’année précédente.

À Vancouver, le port le plus important du Canada, on s’attend aussi à une forte saison de navires de croisière, après une hausse de trois pour cent en 2016. Vancouver et Prince Rupert constituent des escales pour les croisières maritimes vers l’Alaska. Or, lorsqu’un navire de croisière accoste à Prince Rupert, localité de 14 000 habitants, la population connaît un «boom démographique» de 13 pour cent, rappelle le président et directeur général du port, Don Krusel.

Note aux lecteurs: Version corrigée. Le Port de Montréal s’attend à recevoir 110 000 passagers et membres d’équipage cette année. Une version précédente indiquait que ce nombre de visiteurs avait été atteint l’an dernier, ce qui n’est pas le cas.

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